Relisez les GO de Cébé- Semaine du 29 juin au 05 juillet 2015

GO El hadj Diouf1GO- El Hadj Diouf : Un peuple, un but, un avocat !

Le Comité contre la torture aux Nations unies estime que la protection des droits humains au Sénégal souffre d’un manque criard d’avocats. Ah bon ? Et pourquoi ? Parce que sur une population de plus de 12 millions d’habitants, le Sénégal ne compte que 364 avocats, contre 5OO magistrats.

Ce comité sait-il bien compter ? Qui lui dit que nous avons besoin de plus de robes noires ? Qui lui a certifié que certains de nos ténors ne comptent pas double, voire triple ?
En tout cas, s’il avait rencontré Me El Hadj Diouf, avant de se lancer dans ce genre de sentences, il se serait vite aperçu que dans ce pays, nous manquons de tout, sauf de grandes gueules.

Nous avons même une grande-gueule-en chef ! Son nom ? Me El Hadj Diouf. A lui, tout seul, Ass peut faire la différence. Et après, utiliser son temps libre pour taquiner même la politique.

L’homme est partout, et nulle part. Il est difficile de passer une journée entière sans le voir à la télé ou l’entendre à la radio. Si aujourd’hui, il est capable de défendre une mère qui a amené son môme au tribunal pour mauvais traitements, demain, aussitôt qu’il prendra le petit déj, Ass pourra se lancer sur les traces de la même génitrice, pour négligence dans l’éducation de ses enfants.

Est-il le seul avocat du Sénégal ? Certainement pas. Mais tête de liste des plus sollicités, sûrement. Même s’il ne convainc pas toujours tout le monde.

ama-serpent(1)GO- Est-ce que tout va bien, chez Ama Baldé ?

Le rejeton de Falaye Baldé doit  être maintenant un vrai pro de la lutte, puisqu’il gagne beaucoup de combats. Il serait même dans le dernier carré des ténors, d’après ceux que cela passionne, et s’il se défait de Gouye Guy, probable que sa côte  atteindra des sommets. Comme Tonton Tapha Guèye, l’ex-champion de Fass, du temps de sa vraie «tigritude».

Voilà, pour le côté muscles. Car côté tête bien faite moom, le gars Ama peut jurer sur tous ses marabouts, qu’il n’y a aucun risque qu’il devienne un Einstein, avant de quitter ce monde.

Même ceux qui  ne vont pas souvent aux arènes, savent que le lutteur  est allergique à la science, et préfère de loin les coups de poing  et la mystique. Comme en témoignent les nombreuses histoires inédites dans lesquelles, il est tout le temps fourré, les serpents-colliers pleins les poches, les directs sur la gueule des flics, ce qui entraine souvent des bisbilles avec la justice, les slips et les culottes baladeuses qu’on trouve dans les «niches» et que des copains n’hésitent pas à piquer pour essayer de les vendre à des clients aussi superstitieux que les baobabs.

Ama Baldé, franchement, a-t-il un encadrement, ou évolue-t-il toujours en solo ? La question est posée, mais la réponse peut attendre qu’il en finisse d’abord avec son histoire de poulets tabassés.

sada ndiayeGO- L’Onirique dans le Ramadan de Bour Fouta…

Ce cher Sada …..C’est l’ancien directeur des Eaux et Forêts du Sénégal, le toubab, qui ne pouvait pas s’empêcher de lui donner du «Mon cher Sada», chaque fois qu’il rencontrait l’animateur de télé Sada Kane. C’était un signe d’affection, de respect, pour un homme qu’il avait fini de juger intelligent et raffiné.

Mais si le blanc était toujours au Sénégal, et qu’il lui arrivait de tomber cette fois sur Sada Ndiaye, l’ancien directeur du Coud, comment croyez-vous qu’il allait l’appeler ? J’ai beau chercher, je ne trouve pas ! Il est loin de tout ça. C’est pourquoi je demande votre concours, car l’exercice semble encore plus difficile, que depuis quelque temps, le gars joue avec la démesure.

Le lundi 29 Juin dernier, par exemple, il balançait cette info : «Pour réélire Macky, l’Apr accorde la nationalité sénégalaise à des Mauritaniens réfugiés aux Usa.»

La Mardi 30 Juin, il récidivait. Cette fois, dans une émission télé, il accuse superbement un proche du Ministre de l’Intérieur, d’orchestrer une grande campagne de fraude, en direction des prochaines joutes électorales.

Si on ajoute à tous ces scoops que la semaine dernière même, il a parcouru tout le Fouta pour soutenir que c’est lui tout seul qui a développé son village natal (en taisant les réalisations effectuées par l’Etat qu’il a trouvées sur place), moi, j’ai bien peur que des trucs comme le surmenage ne viennent roder dans les parages. A moins que ce ne soit des réponses du berger à la bergère séréro–pular, pour lui apprendre à se méfier des lois scélérates qu’on paterne pour du simple fric.

Tout est possible en politique. N’est-ce pas, Moubarack ?

Go NiasseGO- Niasse devient maintenant président

C’est le Président Niasse-le-cool (sauf quand  il ne se fâche pas) qui doit être super-content des nouvelles décisions prises par l’Assemblée. Jusqu’à pouvoir faire un doigt d’honneur à ses adversaires politiques. Maintenant, il est devenu un vrai président-longue durée, qui ne s’use que si l’on sert. Comme la pile. Et non plus jamais comme un intérimaire ou un vacataire.

Vous vous rendez compte ? Non seulement, le projet de loi portant le nombre de députés de 10 à 15 pour former un groupe parlementaire est passé comme lettre à la poste, mais en plus, comme au bon vieux temps, son propre mandat va repasser de 1 à 5 ans.

Autrement dit, Niasse va disposer d’assez de temps pour régler des tas de petites affaires en suspens, avant de prendre la retraite, mais il va aussi profiter du sursis pour réorganiser son parti et rendre la monnaie de sa pièce au président de la République aux prochaines élections.

Il n’a été que justice de permettre à Niasse de rester davantage  à son poste, parce que quand même, cela lui a beaucoup coûté.

La roue a donc tourné et il suffit de voir Sada Ndiaye  (l’auteur de la loi scélérate), hier, en tournée politique dans son Fouta natal, pour s’en convaincre.

Ayant épuisé toutes ses munitions dans ses rafales contre le Pouvoir qui n’ont atteint personne, il a recommencé avec l’imaginaire, en révélant qu’il y a dans son terroir, des villages entiers où on fabrique de fausses cartes d’identités. Comme pour dire que c’est devenu la mode, depuis l’affaire du père  Rossignol, de l’autre.

Pitoyable !

penda MbowGO- Penda Mbow  daal, c’est pas la peine !

Chaque fois, c’est comme ça.  Quand  que les intellos s’intéressent au laudatif, c’est toujours raté au départ, même s’ils font plus d’efforts qu’une Daro Mbaye et son mari ambulant.

Ils extrairont tout ce qui est logé dans leurs méninges bouillantes, rien n’y fait. Ils n’ont pas l’habitude. C’est la loi de la nature qui veut qu’avant de devenir conducteur, on s’essaye d’abord au volant.

Ambassadrice extraordinaire ou envoyée spéciale de la Première dame,  (comme c’est de mode maintenant), la prof d’histoire a été pitoyable, samedi dernier, quand elle a fait un forcing, pour se faire inviter par le «microbe» Pape Alé.

A peine le journaliste lui a t-il demandé de nous présenter l’association «Servir le Sénégal» de Sokhna  Marième Faye-Yal-na-fi-yagg-té wer, que l’ancienne  égérie du Mouvement M23 a explosé.
Non, répondra-t-elle : «avant tout, il faut que je vous parle des ‘miracles’ que fait l’épouse du chef de l’Etat.»

Et c’était parti !

Une demi-heure durant, Penda nous a bassinés avec la générosité de sa patronne. En commençant par des familles modestes de la banlieue dans les maisons de qui  Marème a fait construire 10 toilettes, en passant par l’aide discrète qu’elle a apportée un jour à des femmes commerçantes qu’elle avait croisées dans la rue, pour terminer par l’appui aux jeuneurs et imams opportunistes qu’elle doit également faire sous le manteau. Tout y était passé, pèle-mêle.

En somme, pour Penda, sans le savoir, nous avons dans ce pays la chance de posséder un ange aux côtés du chef de l’Etat, à la place d’une Première dame ordinaire, comme on en consommait naguère.

Sûr que la très discrète Marième  Faye ne lui a pas demandé tout ce zèle.

Car immédiatement après la fin du speech, on n’avait qu’une envie : se procurer, le plus rapidement possible, le numéro de portable de Marième  Faye, pour au moins lui envoyer un SMS. Ni vu, ni connu.

C’est fou, ce que le pouvoir et l’argent vous transforment, en si peu de temps, à Djolof!

Diégui DiopGO- Diégui veut la place de Mansour Faye

Vous la connaissez vous, la présidente «apériste» de la commission chargée du développement local inclusif de la lutte contre la pauvreté, à Saint-Louis ?

Moi, non plus. Et n’eut-été son air de nouvelle «pank», à la mode de l’experte en vaisselle Awa Ndiaye, je l’aurais volontiers  prise pour une sœur de l’artiste sérère Khémès, et renvoyée au Sine. Elles auraient aussi de faux airs.

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Pourquoi je vous parle de Diégui Diop?  Parce que je ne sais pas ce que Mansour Faye lui a fait, mais cela doit être terrible. Voire trop costaud. Elle parait lui en vouloir à mort.

Depuis bientôt une semaine, on n’en a que pour elle dans les médias et dans les rues de la vieille capitale. On ne parle plus que d’elle. A la radio, comme à la télé, elle parvient même à éclipser le ras-le-bol des populations, devant les pénuries d’eau et d’électricité.

Sauf que le discours est le même. Partout où elle passe, c’est toujours  pour demander que Saint-Louis vire son maire d’urgence car, pour  Djégui, le beauf de Macky est incompétent et divise le parti.

Bon. Ok. Mais pour mettre qui à la place ? Maligne comme Mame Coumba Bang, Djégui ne cite curieusement personne. Elle doit sûrement compter sur notre intelligence, pour deviner qui serait «The  Nice woman in the right place».

Et à voir sa détermination, je serais vite allé la voir, pour un petit entretien privé entre «domou Ndar», si je m’appelais, par ailleurs Mansour Faye. Avant que  «affaire bi Diégui dayoo Diop».

On ne se sait jamais. Ces trucs là semblent toujours marcher par ces temps de crise, surtout quand un parti essaye de se massifier.

Cébé

 

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