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Remises des cahiers de doléances au chef de l’Etat : Me Wade pour la tenue des assises de l’Education

En recevant, hier après-midi, les cahiers de doléances de près de vingt centrales syndicales, le président de la République a donné son accord pour la tenue des journées nationales de l’éducation face aux grèves récurrentes.

Source : Le Soleil
Le chef de l’Etat était entouré de son Premier ministre, Macky Sall, du ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Organisations professionnelles, Me Abdoulaye Babou, du ministre d’Etat, Directeur de cabinet, Souleymane Ndéné Ndiaye et plusieurs collaborateurs. Il a également confirmé la baisse des denrées de première nécessité à la suite de la discussion entamée par le Premier ministre, Macky Sall.

Pendant plus de deux heures d’horloge, Me Wade a écouté attentivement les représentants des 18 syndicats venus lui soumettre des doléances et des propositions pour le renforcement du dialogue social. Les différentes revendications des syndicalistes ont tourné sur le renforcement des acquis des travailleurs, l’ouverture de négociations sérieuses avec les institutions de l’Etat, la baisse des denrées de première nécessité, la situation de l’école, la réalisation d’une maison de la presse, les élections pour une nouvelle representativité des syndicats dans les instances, etc. Se félicitant de ce large tour d’horizon sur la vie des travailleurs sénégalais, le président de la République en a profité pour demander aux syndicats d’observer une trêve de trois ans pour que le pays travaille encore beaucoup plus. Il leur a rappelé la proposition de feu Iba Ndiaye Diadji à ce sujet, il y a quelques années.

Le chef de l’Etat qui a reconnu que le droit de grève est inscrit dans la Constitution a indiqué que « si on reste pendant une telle période sans voir de mouvement de grève, le pays fera à nouveau de grands pas et que le Sénégal offrira de la main d’œuvre à plusieurs pays de la sous-région ».

« La grève a dit le chef de l’Etat est presque devenue « un sport national » pour un observateur qui débarque de la planète.

S’adressant aux syndicalistes, il a expliqué qu’il souhaite à ce qu’on arrive à une période où « un élève arrivera à l’école sans se heurter à une classe vide », où « l’on ne verra plus à l’Université un étudiant et son professeur se chercher vainement l’un et l’autre », où « l’employeur ne va pas se retrouver devant des machines sans âme, sans personne pour les animer ».

Se félicitant des efforts de nos compatriotes au début de l’alternance où ils avaient montré qu’ils sont capables de construire un pays respecté à même de soutenir toutes les concurrences », Me Wade a ajouté qu’avec les 40 % mis au budget de l’éducation et de la formation, si on continue à augmenter les salaires, on risque de plus investir pour la réalisation d’infrastructures pour les écoles et les universités. « Je ne ferme pas les portes du dialogue, mais que les enseignants connaissent les contraintes. Je leur demande de trouver une solution pour sortir de l’impasse. Il faut penser à nos enfants », a lancé avec force le chef de l’Etat. Il a poursuivi que son gouvernement est résolument engagé à résoudre le problème des travailleurs mais dans la limite des possibilités du budget de l’Etat. Il a invité le gouvernement à ne pas prendre des engagements qu’il ne peut respecter. Il a dit la nécessité de mettre en place un calendrier pour les négociations et la réflexion sur un pacte économique et social pour accroître la croissance. Il a incité sur le rôle joué par le comité national du Dialogue Social qui fait des émules en Afrique. Le président Wade a félicité son président, Youssoupha Wade qui dirige cet outil de régulation, de veille, de médiation entre les partenaires sociaux, une innovation sénégalaise. Sur l’interpellation des syndicalistes pour le développement de l’habitat social, Me Wade est revenu sur la Sicap qui doit changer sa politique en dotant les fonctionnaires et agents de l’Etat de logements acceptables ou de se faire privatiser.

Tirant le bilan de son septennat, le chef de l’Etat a cité les performances du Fonds national de Promotion de la Jeunesse (Fnpj), les chantiers de l’Oci et les grands chantiers de l’Etat qui ont donné 200 000 emplois à la jeunesse sénégalaise. Ces efforts seront poursuivis avec les prochains chantiers de l’Aéroport de Diass, le Plan Reva, la plate-forme de Diamniadio, le port minéralier de Bargny, le fer de Kédougou, etc. La promotion de l’emploi des jeunes, selon Me Wade, a connu de grands efforts depuis son arrivée au pouvoir avec le recrutement des sortants de l’ex-école normale, les Efiens et les volontaires de l’éducation. Mieux, il a ajouté que les recrutements de la Fonction Publique ont repris en plus des 15 fonctionnaires recrutés. Il s’est aussi appesanti sur les recrutements au niveau de la Police, de la Gendarmerie, de la Douane et de l’Administration Pénitentiaire où plusieurs femmes occupent des postes de responsabilité. Parallèlement, il a annoncé que le privé a créé près de 28 000 emplois.

S’agissant des institutions sociales comme l’Ipres et la Caisse de Sécurité Sociale, le chef de l’Etat est revenu sur les gros efforts faits en 2000 avec l’épongement de 11,200 milliards d’arriérés de cotisations à l’Ipres avant de saluer le redressement à la Css où les allocations ont été revues à la hausse pour les nationaux et les émigrés. Parmi les mesures qu’il a annoncées, il y a la retraite complémentaire avec les pensions complétées par un système de capitalisation à la suite d’une étude des services du ministère du Travail.

Quant au monde rural, le président a soutenu que 15 milliards seront dégagés pour la réalisation d’infrastructures pour lutter contre l’exode rural. Il a confirmé ses ambitions pour le monde rural, mais aussi le train à grand écartement entre le Sénégal et le Mali.

A propos des subventions aux syndicats …

La présentation des cahiers de doléances a été une occasion pour les syndicalistes de remercier le chef de l’Etat après sa brillante réélection le 25 février. Ils l’ont aussi remercié pour les subventions offertes à des syndicats pour préparer la Fête du Travail. Le secrétaire général de l’Unsas, Mademba Sock, a demandé les critères pour l’octroi de ces subventions avant de rappeler que l’Etat avait annoncé à la suite d’un conseil des ministres en juillet 2006, une enveloppe de 600 millions pour les syndicats alors que jusqu’ici elle n’a pas été versée. Reprenant la parole, Me Wade a dit qu’il maintient sa promesse de siège digne de ce nom avant de confirmer qu’il a donné 5OO millions à la Cnts et 100 millions pour les blessés lors des événements de la bourse du Travail.


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