RENOUVELLEMENT DU PARC AUTOMOBILE INTERURBAIN- LES ACTEURS CONSOLIDENT LEUR PARTENARIAT

En vue d’assurer le renouvellement intégral du parc automobile interurbain dans Dakar et dans les régions acteurs et partenaires se sont rencontrés le 29 juin dernier, à Dakar pour faire le point sur leur partenariat.

Plus que jamais engagés à assurer le renouvellement total du parc automobile interurbain, le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), l’Association de financement du transport urbain (Aftu) et Senbus industries, comme chaque année, pendant le mois de ramadan, se réunissent pour faire le point et échanger sur le partenariat les liant.

C’était le 29 juin dernier à Dakar lors d’un diner Ndogou au cours duquel la Société Senbus industries a renouvelé son engagement à remplacer tous les Ndiaga Ndiaye et Cars rapides d’ici 2018. A cet effet, Alioune Thiam, directeur général du Conseil exécutif des transporteurs urbains de Dakar a trouvé inadmissible qu’un véhicule de plus de 15 ans continue à faire du transport. Selon lui: «Ce véhicule doit tout simplement être remisé et renouvelé».

Il poursuit: «Aujourd’hui, le programme pour la région de Dakar est à mi-parcours, il nous reste environ 1 400 véhicules à renouveler et nous nous sommes fixés comme échéance fin 2018 pour qu’il n’y ait véritablement plus de Ndiaga Ndiaye et Cars rapides en circulation dans Dakar. Nous y croyons! Car, le renouvellement du parc automobile va sans doute booster l’économie nationale en apportant une importante plus-value si nous les montons au Sénégal», a-t-il argumenté.

Aftu, partenaire stratégique

En tant que partenaire financier stratégique, l’Association de financement du transport urbain détient les 60% du transport urbain de Dakar, et plus de 500 bus dans les cinq capitales régionales desservies, puis suivi de loin par Dakar Dem Dikk avec 30%. Fort de ce potentiel, Mbaye Amar, représentant du président de l’Aftu a exhorté au chef du département des Infrastructures, des transports et du désenclavement, Mansour Elimane Kane, pour le bien du secteur, de faire la différence entre un transporteur et syndicaliste.
«Les syndicalistes sont des employés, ils dépendent du ministre de la Fonction publique et non de son ministère. Car, il arrive parfois que des syndicats attaquent le ministre alors que s’ils nous prêtaient une oreille attentive, ils pourraient l’éviter. Le ministre Kane doit nous écouter. C’est à nous qu’il doit parler. Nous sommes ses conseillers qui ne demandent ni salaire, ni moins encore un litre de carburant. Nous sommes sur le terrain et vivons les réalités. Une grève des transporteurs de Dakar, ne peut pas avoir grand effet. Donc, il doit nous prêter oreille», a-t-il expliqué.
Toutefois, il rassure les usagers du service d’Aftu: «la région peut ne plus rencontrer de problème dans les transports parce qu’elle est sous le contrôle de  l’Aftu».

Evoquant l’indiscipline notée de temps à autre dans le secteur, Mbaye Amar condamne la désobéissance de certains chauffeurs qui ternissent l’image de l’Aftu. Toutefois, l’Etat a été invité à jouer sa partition en vue d’apporter des réponses sur les modalités d’octroi des licences, des autorisations d’exploitation.

«Comment devient-on transporteur? Comment doit-on délivrer les licences? Quelles sont les conditions pour qu’un véhicule puisse être exploité?». Telles sont les questions qui ont été évoquées.

Sud quotidien

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