Education

RENTRÉE SCOLAIRE 2016-2017 Les élèves se font désirer !

  • Date: 6 octobre 2016

Comme annoncée, la rentrée scolaire 2016-2017 s’est effectuée officiellement, hier, timidement dans la plupart des écoles de Dakar et sur toute l’étendue du territoire national.

L’affluence des grands jours de rentrée des classes de ce mercredi matin n’est pas aussi spectaculaire. Au moment où le concept « Ubi tey, Jang tey » est déclamé sur tous les toits, pour que les élèves démarrent les cours le jour de la rentrée, ce n’était pas la grande affluence. Nous nous sommes rendus dans certains établissements scolaires de Dakar pour constater de visu l’effectivité de la rentrée des classes. Certains parents d’élèves que nous avons accrochés dans la rue, se voient coincés jusqu’au mur à cause de la flambée vertigineuse des prix des fournitures scolaires. À celle-ci s’ajoute l’augmentation très élevée des frais de scolarité par certains fondateurs d’établissements à caractère privé, chose qui explique l’absence totale des élèves dans les différentes écoles de la capitale. Dans la cour de l’école élémentaire de la Gueule Tapée, quelques élèves s’amusent à cœur joie comme pour célébrer leurs retrouvailles après quelques mois de repos. Ce n’était pas le grand rush. Seuls quelques élèves sont présents dans les salles de classe. A l’école Berthe Maubert, au centre-ville, le décor est presque le même. Quelques parents ont pris d’assaut la direction pour les formalités d’inscription. Le contraste : il y a une forte mobilisation du corps enseignant mais, malheureusement, au niveau des élèves, l’affluence est très faible. Au lycée Maurice Delafosse sis sur le canal 4 de la Gueule Tapée, les enseignements n’ont pas en effet débuté ce mercredi, premier jour de la rentrée des classes, tel que voulu par le concept ‘’Ubi tey, Jang tey ’’. Le proviseur explique en fait que ‘’cette journée est dédiée à l’amphi de rentrée’’, assurant que, ‘’dès demain (jeudi), les cours vont commencer. Il estime d’ailleurs que la non effectivité du concept ‘’Ubi tey, Jang tey’’ s’explique par les nombreuses fêtes qui se sont répétées au Sénégal’’. La conséquence de cette situation est que les parents d’élèves ont du mal à joindre les deux bouts, a-t-il avancé. Mais soutient-il, l’inscription n’étant ‘’pas obligatoire les premiers mois’’, les élèves n’ont donc aucun prétexte pour ne pas démarrer les cours. ‘’Il faut dire aussi que les établissements rencontrent des fortunes diverses, allant des problèmes d’inondations aux problèmes des orientations, en passant par la désinfection des écoles’’, a-t-il ajouté. Selon lui, il y a certains d’élèves qui n’ont pas encore été orientés et que mis à part les écoles privées qui ont commencé leurs inscriptions depuis deux mois, tous les autres établissements ne pourront pas respecter la consigne du ministre de l’Education nationale ‘’ubi Tay jang Tay’ ’Du côté des élèves, les avis restent partagés sur la faisabilité de ce concept. Une jeune fille de classe de première, du nom de Fatoumata, nous explique : ‘’ je suis venue pour m’inscrire, je ne suis même pas dans les dispositions pour faire cours aujourd’hui. Je compte commencer les cours après la Tamkharite [Achoura] ‘’, ajoute-t-elle. Fanta Sané, une élève en classe de terminale, se dit prête à faire cours, même si les conditions ne sont pas réunies.

A Blaise Diagne, il n’y a pas eu de cours du fait de plusieurs problèmes techniques auxquels l’école est confrontée, a soutenu son principal. Dans la cour de l’établissement, plusieurs parents et élèves affluent en file indienne vers le secrétariat pour les inscriptions. Une ambiance de retrouvailles après trois mois de vacances, baigne dans l’enceinte de l’établissement. Toutefois, un regard furtif fait constater que les salles sont désertes, signifiant que la rentrée n’est pas ici effective. Pour les autorités de l’école, plusieurs facteurs expliquent ce problème parmi lesquels la fête de Tabaski, l’hivernage, le non désherbage, etc. ’’Il n’était pas question de faire travailler les enseignants dans des mauvaises conditions sans prendre toutes les dispositions nécessaires’’, nous confie un enseignant en SVT. Il faut aussi savoir, a-t-il poursuivi, que les parents sont confrontés à des difficultés financières, ils préfèrent préparer la rentrée des plus petits en défaveur de plus grands.  Le problème, selon les enseignants que nous avons approchés, se trouve plutôt au niveau des parents d’élèves qui tardent à envoyer leurs enfants. Abondant dans le même sens que son collègue, professeur de Maths estime pour sa part que le coût de la scolarité fait partie des facteurs importants expliquant la timidité de la rentrée. Les inscriptions ont commencé depuis le mois de septembre, mais faute de moyens, les parents tardent toujours à inscrire leurs enfants’’ a-t-il ajouté.

Rahmatoulahi Bouchra KEBE

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