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Reouverture du proces de Khalifa Sall et Cie, aujourd’hui La mairie de Dakar a commis 4 avocats dont Me El Hadji Diouf

Sauf un troisième renvoi, le procès de Khalifa Sall et Cie va se tenir aujourd’hui à la salle 4 du palais de justice de Dakar. La semaine dernière, le conseil municipal a tenu une session ordinaire dont l’ordre du jour a porté sur la constitution de partie civile de la Ville de Dakar dans l’affaire dite la caisse d’avance de la ville de Dakar.

Les choses semblent s’accélérer dans le procès de Khalifa Sall. Car, pour défendre ses intérêts, la Ville de Dakar qui s’est constituée partie civile a commis quatre avocats que sont Mes El Hadji Diouf, Ousseynou Gaye, Jean Sylva et Ibrahima Diaw. Cependant, la constitution de Me El Hadji Diouf avait déjà fait l’objet d’une polémique à la barre du tribunal correctionnel lors de l’ouverture dudit procès. La robe noire, par ailleurs ancien député, a vu sa constitution pour la défense de l’édile de Dakar être rejetée au motif qu’un ancien ministre ou ancien député ne peut pas plaider contre l’État pendant une durée de 3 ans, à compter de la cessation légale de ses fonctions. Ainsi, se pose-t-on la question de savoir si sa constitution de partie civile sera acceptée. Mais aussi, si la mairie pour être partie civile. On aura la réponse, aujourd’hui mardi, lors de la reprise du procès. Pour mémoire, l’affaire du député maire Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus a été évoquée, le 3 janvier dernier, par le Président Malick Lamotte. C’était pour la renvoyer au 23 janvier, aujourd’hui, sur demande des défenseurs de l’édile de Dakar. S’exprimant après le renvoi, Me Demba Ciré Bathily, un des leurs, avait déclaré : « nous avons le droit de disposer du temps et de faciliter pour préparer notre défense. Or, le temps ne me parait pas suffisant de nous permettre de nous acquitter de ces formalités. On veut nous contraindre une fois de plus à nous mettre sur un emploi du temps qui ne respecte pas les droits de la défense ».

Poursuivant, la robe noire ajoute : « c’est nos clients qui sont en détention, donc c’est eux qui ont intérêt à ce que les choses aillent avec sérieux. Mais n’oubliez pas que l’objectif d’un procès, c’est de faire éclater la vérité. Or, faire éclater la vérité suppose qu’on fasse réunir les conditions pour un procès. Surtout qu’on respecte les droits de la défense ». Par ailleurs, Me Demba Ciré Bathily a indiqué qu’ils ont été choqués d’entendre qu’ils n’ont pas le droit d’avoir tout le dossier, et qu’ils n’ont pas le droit non plus de citer des témoins. Sinon, ce serait un favoritisme. De son côté, la partie civile estime que ce dossier est en état d’être plaidé. Me Yérim Thiam, un des avocats de l’Etat, avait expliqué : « Il est clair pour nous que l’affaire était en état. Mais ils ont encore utilisé un argument de procédure pour dire que certains avocats n’avaient pas été avisés alors que les avocats en question étaient dans la salle. Si le tribunal l’a estimé, nous nous soumettons à la décision du tribunal et nous attendons le 23 janvier prochain. Le Président a dit que ce jour-là, quoi qu’il en soit, l’affaire sera retenue. Alors, nous sommes là et nous sommes prêts ». Pour sa part, le maître des poursuites a exprimé son désaccord pour le renvoi du procès. Selon Serigne Bassirou Guèye, cette demande de renvoi formulée par les avocats de la défense est une cavalcade judiciaire. A l’en croire, les défenseurs de l’édile de Dakar ont bel et bien reçu l’avis et leurs arguments pour le renvoi de l’audience ne sont pas fondés.

Cheikh Moussa SARR

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