Senegalese President Macky Sall speaks during an interview at the presidential palace in Dakar June 28, 2013. REUTERS/Joe Penney
Senegalese President Macky Sall speaks during an interview at the presidential palace in Dakar June 28, 2013. REUTERS/Joe Penney

REPARTITION DES POSTES INSTITUTIONNELS, ADMINISTRATIFS ET POLITIQUES Macky se fragilise et sacrifie l’Apr

Peut-être comprend-il les rapports en politique comme plus émotionnels que rationnels, que le Président Macky Sall pose de tels actes singuliers dans la gestion de l’Etat et de l’Apr. Mais, il y a danger !

De l’indépendance à nos jours, des alliés politiques de dernière heure,, n’ont jamais été aussi bien servis que le sous le régime du quatrième Président sénégalais. Encerclé par des dinosaures de l’échiquier politique, le leader de l’Apr semble donner l’impression d’un bleu. A la lecture de la configuration particulière de l’Assemblée nationale où son parti est majoritaire, des analystes avertis n’ont pas manqué de souligner le fait rare. Ils ne savaient pas si bien dire, au regard de ce qui s’est passé avec le Haut conseil des collectivités territoriales. Trônant sans gloire au sommet du Hcct, le chef des socialistes hérite d’une position institutionnelle en servant son parti socialiste, à lui, sur un plateau d’argent à l’Apr. Après Moustapha Niasse à l’Assemblée, Aminata Tall, au Conseil économique, social et environnemental et Ousmane Tanor Dieng au Hcct, voilà que Macky Sall se dépouille et ne contrôle, à part le palais et « l’armée », aucune autre forte institution. C’est dire que le fait est singulier. Jamais dans la bouillante histoire politique sénégalaise, un Chef d’Etat ne s’est dépouillé de la sorte en offrant ces postes de souveraineté à des alliés. Une situation qui pourrait présenter des périls au cas où une crise institutionnelle se présenterait. D’ailleurs, avec ses choix contestés par des militants de la première heure, après la publication de la liste des soixante-dix, un malaise s’est installé au sein de l’Apr. « Macky nous a sacrifiés », cri de cœur de beaucoup de responsables à l’échelle nationale. Choisies par le Président de la République, certaines figurines politiques, à l’image d’Ousmane Ngom, Aliou Sow, Samba Bathily Diallo, présentent de moindres profils par rapport à ceux qui essaiment au sein de l’Apr. Présents sur le terrain politique, à côté de leur leader aux heures de braises, fidèles et loyaux, aujourd’hui la mort dans l’âme, ils sont remplacés par des tronches politiques dont la qualité première pour certains est la tortuosité envers Macky Sall au temps de Wade. Cependant, il reste à savoir, est- ce que la température politique au sein de sa propre formation lui est remontée ? D’ailleurs, au niveau de la banlieue, beaucoup de responsables, et pas des moindres, ont déchiré leur carte dans l’anonymat. Ce qui n’augure rien de bon pour les législatives qui pointent à l’horizon. Ce sentiment de dépit a d’ailleurs poussé un haut responsable à s’interroger : est-ce que Macky contrôle l’Apr ?

Pape Amadou Gaye

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