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REPLI DES BANDES ARMÉES PENDANT LES OPÉRATIONS DE SÉCURISATION

 

Selon une source policière de la Brigade de Louga, la lutte contre les agresseurs, dans la capitale du Ndiambour, est difficile et pour cause. Les bandits, dès l’instant qu’ils sont au courant des opérations de la Police, se replient vers d’autres quartiers.

« C’est une situation à laquelle nous sommes confrontés. Des agresseurs de Louga mis hors d’état de nuire ont changé de lieux d’opération. Ils s’activent maintenant à Guinaw Rail, Fakk Deuk, Touba Seras », indique une source policière. Toutefois, précise notre interlocuteur, pour lutter contre les attaques des bandes armées, des opérations de sécurisation sont effectuées en permanence. Mieux, poursuit-il, « des équipes d’intervention sont toujours prêtes à descendre sur le terrain, en cas de besoin ». S’agissant des griefs des habitants de la périphérie qui se disent souvent laissés en rade, le policier rétorque que « les demandes d’intervention formulées par les populations quelle que soit l’heure d’appel sont satisfaites à 100% ». Et notre source de renchérir : « Le numéro vert ne cesse de sonner pour des demandes d’intervention même dans les zones les plus criminogènes ». Évoquant le cas des viols et agressions qui suivent le plus souvent les manifestations organisées dans la périphérie, la source de préciser qu’ « en dehors du dispositif sécuritaire sur les lieux de l’événement, des policiers en civil infiltrent les groupes pour appréhender les malfaiteurs qui tenteraient de commettre un quelconque forfait ».

 

Les motos Jakarta, la grande équation

 Concernant les motos Jakarta qui hantent le sommeil des populations de Louga et environs, la Police semble être impuissante à cause de l’ampleur du phénomène. L’impuissance des forces de sécurité est due à l’absence d’immatriculation des motos Jakarta et l’anarchie dans ce secteur du transport. En effet, la quasi-totalité des propriétaires de ce moyen de transport  ont plus de 25 ans. Le recours à ce moyen de transport, par les habitants de Médina Salam, Guinaw Rail et Fakk Deuk, n’est pas aussi pour faciliter les choses. « La sécurisation de la périphérie ne saurait relever simplement de la Police et autres agents de sécurité », soutient toujours notre source. Pour ce faire, notre interlocuteur plaide pour une synergie des forces afin d’éradiquer le banditisme dans cette partie de la capitale du Ndiambour. Toutefois, pour lutter contre le banditisme qui gagne du terrain dans la capitale du Ndiambour, le Préfet du département de Louga, Alyoune Badara Diop, demande l’implication des populations dans la traque des bandits et autres malfrats qui hantent le sommeil de paisibles citoyens. « Nous demandons la participation des populations dans cet effort de sécurisation des personnes et des biens, notamment en collaborant avec les forces de sécurité. Les populations ont un devoir de collaboration vis-à-vis des forces de sécurité », soutient-il. Et d’ajouter : « La coopération des populations est nécessaire car les délinquants sortent des maisons pour aller commettre leur forfait et revenir dans lesdites maisons. Si les populations collaborent, les forces de sécurité seraient plus efficaces ». Par ailleurs, le Préfet du département de Louga exhorte les habitants des quartiers de la banlieue d’éviter de circuler la nuit. « Les populations doivent aussi éviter certaines pratiques comme rester dehors jusqu’à des heures tardives. Il est difficile d’apporter une assistance sécuritaire, en pareil cas », dit-il.

 

 Sidy THIAM (Correspondant Louga)

 

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