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Ressources financieres 2376,8 milliards mobilisés en fin décembre 2017

La gestion budgétaire a été caractérisée par une exécution satisfaisante des dépenses publiques et une légère augmentation des ressources. Ces dernières se sont chiffrées à 2376,8 milliards à fin décembre 2017, contre 2334,7 milliards un an auparavant, soit une hausse de 1,8%, notamment attribuable à l’augmentation modérée des recettes fiscales, partiellement contrebalancée par la baisse des «autres recettes».

Les ressources financières mobilisées en fin d’année 2017 sont constituées de recettes budgétaires, à hauteur de 1941,9 milliards, d’«autres recettes» pour un montant de 139,8 milliards, de ressources du FSE pour une valeur de 30, 6 milliards et de dons pour un montant chiffré à  264,5 milliards. Selon la Direction générale de la planification et des politiques économiques, les ressources ont progressé de 42,1 milliards sous les effets combinés de l’accroissement modéré des recettes fiscales et du repli des «autres recettes», en glissement annuel . Concernant les recettes budgétaires, elles sont composées de recettes fiscales et de recettes non fiscales. Les recettes fiscales sont tirées, d’une part, par les impôts directs  et d’autre part, par les impôts indirects hors FSIPP  qui se sont respectivement renforcés de 4,7% et 10,2%. La hausse notée dans le recouvrement des impôts directs est essentiellement portée par l’impôt sur les sociétés qui a augmenté de 26,2 milliards ou 15,9%. La TVA intérieure hors pétrole, la taxe spécifique sur le pétrole et la taxe sur les activités financières (TAF), ont, pour leur part, contribué à la progression des impôts indirects à hauteurs respectivement de 7,5 milliards, 9,0 milliards et 3,8 milliards.

Les recouvrements au cordon douanier ont également concouru à la performance des recettes, sous l’impulsion, aussi bien, de la TVA à l’importation que des droits de porte qui se sont respectivement consolidés de 29 milliards et 27,3 milliards, en glissement annuel.  Toutefois, cette orientation haussière des recettes budgétaires a été fortement atténuée par une baisse de 78,6 milliards  du FSIPP. Cette situation reflète l’impact du renchérissement du baril de pétrole non répercuté sur les prix à la pompe. Pour ce qui est des recettes non fiscales, elles ont enregistré un recul de 6,6 milliards sous l’effet principalement des «autres recettes non fiscales» qui se sont contractées de 7,4 milliards  pour s’établir à 12,7 milliards. Concernant les nouvelles taxes, la source souligne que la collecte a bénéficié de l’apport de la taxe spécifique sur le ciment, de la contribution au développement économique (CODEC) et dans une moindre mesure de la taxe à l’exportation sur l’arachide avec des recouvrements respectifs de 10,7 milliards, 14,2 milliards et 2,9 milliards.  Pour leur part, les dons ont enregistré une progression de 20,1 milliards sous l’effet, principalement, de leur composante budgétaire qui s’est confortée de 11,5 milliards. Cette situation est renforcée par l’accroissement de 8,7 milliards ou 4,2% des dons en capital qui ont atteint 215,1 milliards. Par ailleurs, par structure de recouvrement, les recettes budgétaires sont mobilisées par la DGID, la Douane et la Recette Générale du Trésor à hauteur, respectivement, de 62%, 33% et 5%.

Zachari BADJI

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