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Retard de livraison par Bolloré : les conteneurs des commerçants à Dakar ce weekend du 24 au 25 juillet

 Ouf de soulagement pour les opérateurs économiques sénégalais. Leurs marchandises attendues bien avant le Ramadan seront à Dakar ce weekend, au pire des cas en début de semaine, informe Jean Pierre David, directeur de Socopao, filiale de Bolloré, par ailleurs, interface de l’armateur M.O.L, le transporteur.

 Viendra, viendra pas… c’était le feuilleton au goût d’inachevé entre les commerçants et la Socopao, filiale de Bolloré, par ailleurs, société d’interface avec l’armateur, M.O.L, devant livrer des conteneurs à ces opérateurs économiques sénégalais, bien avant le ramadan. Dans le mutisme, le directeur de la Socopao, taxé de n’avoir pas mesuré la situation dramatique des commerçants, a levé un coin du voile sur la raison du retard. Il déplore l’amalgame des commerçants qui veulent incriminer Bolloré qui, selon lui, n’est pour rien dans cet impair. «Les retards, même si nous n’apprécions guère, ne sont pas un fait nouveau dans notre travail. Et ce n’est pas non plus une façon de banaliser la situation. Le bateau devant amener les conteneurs est au port d’Abidjan. Il devrait être à Dakar ce weekend du 24 au 25, au pire des cas en début de semaine. Qu’ils soient rassurés. Pour des comptes, il y a une procédure judiciaire», a-t-il précisé, interpelé sur la question.

En attendant que les bateaux n’ancrent au port de Dakar, les commerçants, visiblement déçus des procédures, ne font pas dans la langue de bois. Le manque de communication des responsables dans cette affaire qui ne décrispe pas le nuage, est taxé de laxisme. «On effectue des déplacements tous les jours pour se renseigner. C’est dommage, le seul interlocuteur avec ce supposé grand et intouchable Groupe, c’est un agent de comptoir. Ce dernier interroge la machine et vous dit toujours que votre conteneur n’est pas encore arrivé, il faut repasser un autre jour. Les responsables ne sont jamais là pour discuter avec les commerçants, à la limite, c’est du laxisme», se désole un commerçant qui charge le groupe Bolloré de n’avoir pas respecté ses engagements de 35 à 45 jours au maximum pour assurer le transport de leurs commandes.

Un réel manque à gagner pour ces opérateurs économiques sénégalais. La période de ramadan était un moment propice de business pouvant leur permettre de réaliser plus de 50% de leurs chiffres d’affaires. La situation est plus que dramatique pour les petits opérateurs, la majorité, ayant misé leurs capitaux sur un ou deux conteneurs restés introuvables. «Certains commerçants qui ont de la chance, espèrent rebondir sur les fêtes de tabaski, si leurs conteneurs arrivent un jour. Pour d’autres, les engagements financiers (banques, fournisseurs et autres partenaires) sont lourds et complexes», déplore notre interlocuteur.

Issiaka TOURE

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