POLITIQUE

Retour du quinquennat et 15 députés pour un groupe parlementaire : Que cherche Macky Sall ?

  • Date: 18 juin 2015

Tous les observateurs s’attendaient, au lendemain de son élection en 2012, à ce que le Président Macky Sall revienne sur la « loi Sada Ndiaye » qui avait réduit le mandat du président de l’Assemblée nationale de 5 à un an renouvelable. Parce que lui-même en a été victime et simplement parce que c’est antidémocratique. Mais le chef de l’Etat a traîné les pieds, obligeant Moustapha Niasse à se contenter d’un bail annuel, renouvelable, au perchoir.

Mais cette situation précaire a permis au Président Macky Sall de contraindre son allié de l’AFP à lui renouveler sa fidélité chaque année. Conséquence : Moustapha Niasse a tellement donné de gages pour garder son marocain que son parti a implosé après qu’il a déclaré que l’AFP n’aura pas de candidat contre Macky Sall à la prochaine présidentielle et que lui-même ne soutiendrait personne qui ramerait à contre-courant de sa décision.

A deux ans de la fin de la législature, la décision du Président Macky Sall de ramener à 5 ans le mandat du président de l’Assemblée nationale sonne comme une récompense à la loyauté de Moustapha Niasse.

Par ailleurs, on annonce que le nombre de députés nécessaire pour former un groupe parlementaire va passer de 10 à 15. Actuellement, l’Assemblée nationale compte deux groupes parlementaires : « Bennoo Bokk Yaakaar » (117 députés), « Libéral » (12 députés) et 11 non-inscrits. Cette mesure aura alors comme conséquence la réduction du nombre de groupes. Mais surtout, elle risque de créer des problèmes au sein du groupe « Libéral », drivé par le PDS, et qui compte juste 12 députés.

Si la loi est adoptée, avec application immédiate, les libéraux devront trouver trois autres députés pour pouvoir constituer un groupe parlementaire. Ce ne sera pas une sinécure compte tenu des problèmes que traverse le PDS avec la fronde déclenchée par certains responsables libéraux sous la houlette du député Modou Diagne Fada et non moins président du groupe « Libéral ». Ces derniers seront jugés, d’ailleurs, aujourd’hui devant le Conseil de discipline du PDS. S’ils sont exclus pour, entre autres, accointance avec l’adversaire, le PDS pourrait les faire remplacer en s’appuyant sur l’article 5 de ses Statuts comme ce fut le cas avec Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô. Et s’ils sont suspendus, Fada et les autres députés frondeurs garderaient leurs postes, mais rien ne les obligerait à ce moment à rester dans le groupe « Libéral ». Car selon l’article 20 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « les députés peuvent s’organiser en groupes, par affinités politiques ». Donc, il n’existe aucune contrainte qui oblige un député à être membre d’un groupe. D’où la possibilité pour un député d’être un non-inscrit.

Ce n’est pas seulement le PDS que cette loi va gêner. Le « Rewmi » d’Idrissa Seck, qui fait également face à la fronde d’Omar Sarr et sa bande des « rénovateurs », devra renoncer à son rêve de former un groupe parlementaire.

Pour dire le moins, le chef de l’Etat a bien choisi son moment pour frapper. Qui disait que Macky Sall était un piètre politique

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