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RETOUR IMMINENT DE KARIM Tout sur le mal causé par le « protocole de Doha »

  • Date: 17 novembre 2016

Karim Wade avait bénéficié d’une grâce présidentielle très spéciale que nous avions, en son temps, qualifiée de « grâce conditionnelle ». Et pour cause !

Le fis du président Wade avait été conduit manu militari de la prison de Rebeuss où il purgeait sa peine pour enrichissement illicite, au domicile de Madické Niang et de là à l’aéroport de Dakar, avec dans la voiture, le Directeur de l’Administration pénitentiaire, le Directeur de la prison et bien d’autres personnalités comme un de ses avocats.

Une manœuvre qui rappelle celle de l’exécution de condamnés dans les pays où la peine capitale existe. Qu’à cela ne tienne, pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, un condamné, gracié, venait d’être exilé en présence du Procureur Général de Qatar qui a assisté à ce qui ressemble à une exfiltration.

Du coup, ceux qui ont parlé d’exil forcé de Karim Wade n’ont pas eu tort.

Alors, au moment où l’avocat et ancien ministre de son père, un témoin oculaire des faits, Me Madické Niang parle de son retour imminent, il est important de se demander à qui profite « le protocole de Doha » ?

Car, faut-il le mentionner, y a eu bel et bien négociation ayant mené à cette grâce. Ce que Me Amadou Sall qualifie de « pacte moral ». Un pacte qui a poussé les différents protagonistes du « deal » à violer la loi car, après la grâce, aucune contrainte ne saurait peser sur celui qui en bénéficie.

Du coup, on peut se demander ce que cherchait Macky Sall en libérant Karim dans ces conditions ? Une question dont la réponse coule de source. Tout indique en effet que le Président Sall a cédé aux pressions du Qatar, et peut-être de certains marabouts, sous condition de son exil. Il ne veut pas que le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais profite du capital sympathie engrangé en prison. Il ne veut pas de manifestation, encore moins de déferlante humaine à son domicile. Il a voulu, à ce propos, maintenir le statu quo. Et il y est

parvenu, dans une certaine mesure.

Cependant, il oublie que ce n’est qu’une manière de différer le problème. Karim de son exil, a tenté de maintenir le contact avec ses inconditionnels. Il pense avoir réussi à mobiliser ses troupes faites de militants et de sympathisants. Il veut son retour triomphant.

Toutefois, lui-aussi, a occulté une donne importante. C’est que les Sénégalais attendent de lui des explications fermes sur ce deal. Ils veulent savoir s’il y a consenti ou non. Car, tout indique que Macky Sall et les autorités du Qatar n’ont pas été les seuls à négocier. Karim a bel et bien été représenté. Est-ce son père ? Est-ce ses avocats ? Des questions sur lesquelles des réponses claires sont attendues. Certains partisans de Karim jurent la main sur le feu que s’il y a deal, leur leader n’y a pas participé. Mais, l’opinion est toujours sceptique car, il semble bien que Karim en a profité, lui qui a bénéficié d’une grâce qui lui a permis d’aller au Qatar chez des amis très puissants.

C’est pourquoi, on peut facilement tirer la conclusion qu’aussi bien Karim Wade et Macky Sall ont bénéficié du protocole.

Toutefois, ces maigres bénéfices engrangés cachent mal le discrédit politique dont Karim et Macky souffrent présentement. L’opinion cache mal son étonnement de voir tout ce tintamarre sur l’enrichissement illicite finir sur un lugubre protocole.

La loi sur la grâce a été foulée au pied et l’enrichissement illicite est retombé dans l’oubli.

C’est dire que le protocole de Doha n’a profité ni au Sénégal, ni à Macky ni à Karim. Cela a été une mauvaise idée. On ne peut pas tordre le cou à la loi au profit de je ne sais quel pacte moral.

Macky aurait mieux gagné à faire respecter les lois et les Institutions. Il a préféré privilégier les rapports de force politique. D’abord en réactivant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, ensuite en procédant à des poursuites sélectives et enfin en libérant Karim dans ces conditions.

Mais il ne sera pas le seul à porter le bonnet d’âne, il a réussi à entrainer le Pds dans cette aventure dont toutes les conséquences ne sont pas encore connues.

Assane SAMB

1 Comments

  1. Je n’ai jamais cru à la sincérité du Prt Sall dans cette soit disante lutte contre l’enrichissement illicite . C’était un moyen pour se venger d’un adversaire politique et une manoeuvre politicienne pour leurrer l’opinion . Tout est du bluff .

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