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Révélation de Khalifa Sall : « On m’avait dit que le rouleau compresseur de l’Etat va t’écraser »

A la barre du tribunal, hier, le maire de Dakar continue de dire que son procès a un soubassement politique. En effet, Khalifa Ababacar Sall a soutenu qu’il n’a pas commis une faute de gestion qui l’aurait poussé à se retrouver devant un juge. La preuve, il n’a pas été épinglé pour une faute de gestion.

 A l’ouverture de la 11e journée de son procès, Khalifa Ababacar Sall s’est présenté à la barre pour répondre aux questions posées par les avocats de la défense. Sur une question de Me Ousseynou Fall, demandant au maire de répondre sur l’offre politique qu’il avait refusée, Khalifa Ababacar Sall indique : « votre question est un peu délicate. Mais effectivement, une offre politique m’avait été faite. Je n’ai jamais parlé de la teneur de cette offre. Je suis dans la politique depuis mon jeune âge et je reste un militant attaché à des valeurs. J’ai toujours mené des combats de principe. C’est pourquoi j’assume toutes les décisions ». L’édile de Dakar de préciser : « je ne pense pas que ce soit le lieu de discuter de la teneur de cette offre. Mais on m’a dit avant de venir ici que l’Etat est un gros rouleau compresseur et il va t’écraser. Je n’ai pas commis de faute qui peut justifier le sort qui nous est réservé aujourd’hui. Tout est politique dans ce dossier. Les raisons pour lesquelles je suis ici sont essentiellement politiques ».

« Je suis quelqu’un qui ne s’est jamais intéressé à l’argent et aux biens matériels »

Pour convaincre le tribunal que cette affaire a des soubassements politiques, il rappelle que quand on a fait une instruction de 18 mois à la ville de Dakar, on n’a pas trouvé de marchés trafiqués, de la corruption, etc. « C’est ainsi qu’ils ont demandé aux inspecteurs de revenir pour vérifier les fonds politiques. Ça pose problème. En la matière, je n’ai commis aucune faute de gestion. Je ne connais pas ces gens-là, donc il ne peut y avoir d’association de malfaiteurs. Je peux vous affirmer qu’aucun franc n’est allé dans la poche de ces gens qui sont là. Il n’y a pas aussi de détournement. Ceux avec qui j’étais en compagnonnage pensaient que j’étais hors gamme et il fallait prendre des mesures neutralisantes. C’est tout », s’est désolé le député-maire. Par ailleurs, Khalifa Ababacar Sall a soutenu qu’il n’a jamais été épinglé pour une faute de gestion. Il a toujours prôné pour gestion transparente. « Je suis quelqu’un qui ne s’est jamais intéressé à l’argent ni aux biens matériels. C’est la raison pour laquelle j’ai fait des déclarations de patrimoine en 2009 et en 2014. J’ai même dit à l’Ofnac que je suis prêt à leur donner mandat pour qu’ils fassent des recherches sur moi, mes enfants, ma famille, etc. je n’ai jamais détourné de fonds », a conclu Khalifa Sall.

Cheikh Moussa SARR

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