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Révélations tous azimuts d’un privilégié de la Françafrique Robert Bourgi, un barbouze volubile, friand d’argent

La sortie virulente de Robert Bourgi accusant des dirigeants africains dont le président Wade d’avoir financé à coups de millions de dollars la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002 continue de faire des vagues. Ainsi, à Dakar, au-delà du démenti du palais, Karim Wade engage une action judicaire contre son «tonton». A notre humble avis, c’est suivre cet avocat, sans palmarès, sur son terrain de prédilection, qui est d’être toujours sous les feux de la rampe de l’actualité et tirer profit de ses relations avec l’autre…
Comme atteint d’une énurésie verbale, le bonhomme éprouve subitement, le besoin de tirer sur tout ce qui bouge. Et les Wade en ont pris pour leur grade. Naguère, il était leur garde chiourme et lobbyiste à tout faire, auprès des autorités françaises. Un comportement qui montre, encore une fois de plus, la personnalité de l’homme. Un partisan du moindre effort, changeant au gré de ses intérêts. Opportuniste à souhait, Bourgi change de nationalité comme il change de chemise, pour ne pas dire autre chose. A Dakar, il est sénégalais, à Paris, français, à Beyrouth, libanais, à Libreville, Gabonais, à Brazzaville, Congolais…Et quoi d’autre? N’est-ce pas lui qui avait dit dans une de ses confessions, n’avoir jamais eu de copines noires? Mieux ou pire, c’est selon, il n’a jamais dansé avec une «négresse». Et pourtant, il court les «palais noirs» à la recherche effrénée de l’argent. Cette quête perpétuelle du pognon a fini de transformer ce barbouze en homme volubile, capable de «vendre» ses proches pour des espèces sonnantes et trébuchantes. Depuis quand les barbouzes se mettent à table, squattent les salles de rédaction et autres plateaux de télévision, pour se faire entendre? Bourgi en est l’exception. Aujourd’hui, il vilipende Villepin, Chirac et Juppé, au profit de Sarkozy. Des personnalités dont il bénéficiait de la confiance et autres soutiens. Pourquoi ce revirement à 180°? Encore l’argent et le confort. Il veut toujours continuer à bénéficier des privilèges et autres subsides du régime français. Et aujourd’hui pour lui, Nicolas Sarkozy est la personne indiquée à pouvoir le maintenir dans cette position. Demain, si la donne change, il n’hésiterait pas à le vouer aux gémonies. Bourgi n’a pas d’amis, ses intérêts priment sur tout. C’est dans ce même registre qu’il tire sur les Wade. Jusqu’à une période récente, il était leur garçon de course. Les portes du palais sis à l’avenue Roume lui étaient grandement ouvertes. Et il s’y pavanait comme un coq de campagne. Les Wade ne lui refusaient rien. Aujourd’hui, ils sont ses ennemis jurés. Il ne rate aucune occasion pour les égratigner. Il s’arrange toujours pour ouvrir le feu sur Wade et son fils Karim. Un acharnement qui cache mal la rupture brusque de relations naguère privilégiées.

Au regard de toutes ces péripéties, Robert Bourgi apparaît clairement comme un chasseur de primes, un maître chanteur, indigne de confiance. Versatile, il se lie d’amitié au gré de la direction du vent, soufflant dans le sens de ses intérêts. Quelle crédibilité donner à la parole d’un homme aussi changeant? Aucune. Sinon la mettre dans la corbeille.

Lamine Ndour


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