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REVUE DE LA PRESSE- AÏDA MBODJ CONTINUE DE TENIR LA VEDETTE

La riposte de la députée Aïda Mbodj contre sa démission forcée du conseil départemental de Bambey (centre) et la bataille du PDS pour le contrôle du siège libéré par Ousmane Ngom à l’Assemblée nationale intéressent plusieurs quotidiens.

« Le PDS est dans une colère bleue », ironise Le Quotidien. Il affirme que ce parti considère la « destitution » d’Aïda Mbodj et « l’installation d’Aliou Sow à l’Assemblée » comme un « acharnement » de la majorité présidentielle et parlementaire envers ses leaders.

Cette majorité veut « empêcher le jeu normal de la démocratie en tentant de récupérer le groupe parlementaire de l’opposition et en le sabordant de l’intérieur », rapporte Le Quotidien, citant la direction du PDS.

Mme Mbodj, députée, membre du conseil municipal de Bambey et du conseil départemental de cette localité, a été démise de ce dernier poste par le ministre chargé des Collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a invoqué un cumul de mandats électifs.

Aliou Sow, leader d’un parti sorti des flancs du PDS, aurait été pressenti pour remplacer Ousmane Ngom à l’Assemblée nationale. M. Ngom est membre du PDS.

Selon le règlement intérieur de l’institution parlementaire, Aliou Sow devrait le remplacer. Mais la direction du PDS « préfère Mamadou Lamine Keïta à Aliou Sow », en faisant valoir que le dernier nommé ne fait plus partie de ses militants, rapporte le même journal.

« Aïda Mbodj engage la guerre », titre L’Observateur, qui annonce un recours à déposer « aujourd’hui » auprès de la Cour suprême par l’ex-conseillère départementale de Bambey, en vue de l’annulation de la décision du ministre des Collectivités locales.

« La guerre ne fait que commencer. Et Aïda Mbodj ne laisse pas à l’Administration le choix des armes », commente L’Observateur. « Elle a adressé une correspondance au ministre Abdoulaye Diouf Sarr et ses avocats devraient déposer un recours devant la Cour suprême aujourd’hui », explique le même journal.

Sud Quotidien entend des « sons de cloche discordants » chez des leaders de la société civile sénégalaise interrogés sur l’opportunité du Haut conseil des collectivités territoriales. Le collège électoral a donné son feu vert pour la création de cette institution en votant majoritairement « oui » au référendum du 20 mars dernier.

« La décision du chef de l’Etat de créer le Haut conseil des collectivités territoriales ne fait pas l’unanimité chez les dirigeants de la société civile », déduit Sud Quotidien de ses entretiens avec ces derniers.

La décision de créer cette institution est « contraire à (…) la gouvernance sobre et vertueuse » promise par la majorité présidentielle au peuple, affirme Aboubacry Mbodj, le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme.

« C’est dommage qu’on assiste à l’avènement d’un autre Sénat au Sénégal », une institution supprimée par le président Macky Sall en 2012, regrette Mamadou Mbodj, le coordonateur du Mouvement du 23-Juin.

Le Témoin Quotidien est préoccupé par le « règne sans partage des multinationales » au Sénégal. Il met en garde contre « la prochaine mort économique du Sénégal », une mort décrétée, selon lui, par la décision du gouvernement sénégalais de signer un accord de partenariat économique avec l’Union européenne.

Le Soleil rapporte, à propos de cet accord, que « les parties [concernées sont] encouragées à finaliser les négociations », pour le signer.

Mahammed Dionne, le Premier ministre sénégalais, espère que les négociations en vue de la signature de l’accord de partenariat économique entre le Sénégal et l’Europe pourraient aboutir « avant le délai convenu, c’est-à-dire avant le mois d’octobre de cette année », selon Le Soleil.

M. Dionne présidait mardi la 103e réunion du conseil des ministres des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, qui négocient ensemble un accord de partenariat économique avec l’Union européenne.

WalfQuotidien livre « les raisons d’une lenteur judiciaire », en ce qui concerne le procès du présumé meurtrier de l’étudiant Bassirou Faye, qui a été tué lors d’affrontements entre les étudiants de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et des éléments de la Police, en août 2014.

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