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Revue de la presse- divers sujets font le menu des quotidiens

(APS) – Les journaux parvenus mercredi à l’APS traitent de divers sujets, dont la célébration du Magal de Touba, l’enquête réalisée par Transparency international sur la corruption au Sénégal, l’interpellation de Clédor Séne, l’un des assassins du défunt vice-président du Conseil constitutionnel Me Babacar Sèye, par la Division des investigations criminelles (DIC), etc.

Ils ont surtout mis en exergue le Grand Magal de Touba qui a été célébré mardi. Walfadjri, Sud Quotidien et l’As insistent particulièrement sur le bilan des accidents de la route, lors de la 120 ème édition de cet événement religieux qui commémore le départ en exil du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.

Le quotidien du Groupe Sud Communication indique que le bilan est, pour le moment, de 13 morts et 439 blessés, selon les Sapeurs-pompiers qui signalent qu’il y’a eu plus de décès cette année, mais moins d’accidents de la circulation, comparé à la précédente édition.

Sur le même registre, le journal renseigne que près de 300 têtes de bœufs et 600 petits ruminants ont été abattus et inspectés au niveau des abattoirs de Touba. Toutefois, 5 carcasses de bœufs atteints de pathologie ont été saisies par les agents du service régional de l’élevage de Diourbel, poursuit Sud Quotidien.

Walfadjri fait le focus sur les accidents, ainsi que sur les interpellations, tout en revenant sur les différents successeurs du fondateur du mouridisme.

« Le Magal dans tous ses états », écrit le journal à la une, informant que la police nationale a sorti à cette occasion la grosse artillerie pour prévenir toute attaque terroriste. Il souligne que l’attraction de cet événement religieux est sans nul doute l’ancien tout puissant ministre de l’Intérieur sous le régime libéral, Ousmane Ngom, qui s’est rendu à Touba à l’instar du reste de la classe politique nationale.

Disparu des écrans radars depuis belle lurette, celui que le secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng, traitait, avant la deuxième alternance, d’’’esprit maléfique de Wade », a refait surface ce lundi à Touba, à l’occasion du Grand Magal.

Dans l’AS, l’ancien responsable libéral appelle les acteurs politiques au travail. Selon ce journal, Ousmane Ngom a choisi la capitale du mouridisme pour sortir de sa réserve et tacler certains acteurs du champ politique. ‘’L’heure n’est pas aux invectives ou aux querelles de chapelle ou à des antagonismes. Et le Magal de Touba ne doit pas servir de tribune pour se livrer à des règlements de comptes’’, a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur, dont les propos sont repris par le journal.

‘’Ce n’est ni le moment ni le lieu. Le Magal est un jour de grâce où on vient recueillir des bénédictions, le pays en a besoin. Le Sénégal a besoin de travail, d’ambitions et de réalisations qui puissent nous permettre d’éradiquer la pauvreté et d’aller vers l’émergence dans les meilleurs délais’’, a-t-il encore martelé dans l’AS.

Enquête a lui fait le point sur le baromètre de Transparency sur la corruption, en relevant les bons points engrangés par le Sénégal dans ce domaine. Le journal informe que 47% des Sénégalais trouvent positif le travail du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Cependant, le chiffre n’atteint pas encore les 50%, c’est-à-dire la moitié de la population.

Tout le contraire du Botswana dont 54% des sondés jugent positif le travail de leur gouvernement dans ce domaine, écrit Enquête.

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), la loi sur la déclaration du patrimoine, la condamnation du fils de l’ancien Président Wade, Karim, sont entre autres les mesures qui sont à l’origine de cette perception des Sénégalais, précise Enquête.

L’As évoque également le sondage réalisé par l’ONG Transparency international en partenariat avec Afro baromètre. « People and corruption : Africa Survey 2015’’ est l’intitulé de ce sondage réalisé, dans 28 pays d’Afrique subsaharienne, entre mars 2014 et septembre 2015, renseigne le journal.

Il précise que 43 143 personnes ont été interrogées sur leurs expériences et perceptions sur ce phénomène. Un fait nouveau relevé par L’As dans ce sondage, c’est que pour la première fois, les personnes interrogées ont déclaré qu’elles percevaient les dirigeants des entreprises comme hautement corrompus.

La police est considérée comme étant le secteur le plus corrompu par 47% des personnes sondées, devant les dirigeants des entreprises (42%), les responsables gouvernementaux (38%), les agents des impôts (37%), les magistrats (34%) et les membres du Parlement (33%), note encore le journal.

Le Témoin revient sur la deuxième audition, à la Division des investigations criminelles (DIC), de Amadou Clédor Sène, le célèbre cerveau de l’assassinat de Me Babacar Sèye, vice-président du Conseil constitutionnel.

Le journal révèle qu’il a été cueilli tôt ce vendredi chez lui, à Castors. Conduit à la DIC, il a été auditionné avant d’être relâché sur convocation, signale-t-il, ajoutant que ce lundi il a passé toute la journée entre les mains de la police avant d’être relâché à nouveau.

Le Témoin indique que les enquêteurs sont sur une piste d’actes de sabotage politique et islamiste. Clédor Séne a catégoriquement nié ces accusations qui, selon lui, sont orchestrées par une bande de truands qui voulaient faire plaisir au président de la République afin de lui soutirer de l’argent, relate le journal. Selon Le Témoin qui cite ses proches, Clédor Séne aurait décidé de porter plainte contre X pour faux renseignement.

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