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REVUE DE LA PRESSE LE LANCEMENT DU DIALOGUE NATIONAL À LA UNE

  • Date: 28 mai 2016

Le lancement officiel du processus du dialogue national, samedi dans l’après-midi, à l’initiative du chef de l’Etat, Macky Sall, est le sujet le plus en vue dans la livraison du week-end des quotidiens.

« C’est aujourd’hui, samedi 28 mai 2016, que le chef de l’Etat va lancer officiellement le dialogue national auquel il a appelé les forces vives de la nation. C’est un lot de 400 cartons d’invitation qui a été envoyé par le ministre de l’Intérieur aux formations politiques, personnalités religieuses, membres de la société civile, des mouvements associatifs », écrit le quotidien L’Observateur.

« Mais, Macky Sall sait au moins que la majorité des partis de l’opposition ont décidé de ne pas donner suite à son appel. Rewmi de Idrissa Seck, Bokk Gis Gis de Pape Diop, le Grand parti de Malick Gackou entre autres, ont opte pour le boycott », ajoute-t-il.

Il reste que Macky Sall « peut compter sur la présence du parti présenté comme le plus représentatif de l’opposition : le Parti démocratique sénégalais (PDS) », indique le même quotidien, selon lequel « les invités du président de la République vont faire le déplacement, sans maîtriser les contours, le format et la finalité des concertations ».

« Le dialogue de toutes les divisions », résume à sa Une Le Populaire. « Le PDS, locomotive de l’opposition », sera au palais de la République pour le lancement du dialogue national, mais « les wagons du FPDR », le Front patriotique pour la défense de la République, « ne suivent pas », note ce journal.

« Wade demande à ses troupes d’accepter la main tendue de Macky » Sall. Le PDS, par conséquent, « sauve le dialogue », estime La Tribune. « En participant à un dialogue drivé par le président de la République, relève le commentateur du journal, Wade et ses partisans font figure de réalisme ».

« Le contexte est assez pesant pour eux. Ils sont acculés par une traque aux biens mal acquis malmenée symboliquement par l’emprisonnement de Karim (Wade) (….). Le PDS, ancien parti au pouvoir est donc presque obligé au dialogue +pour respirer+ », analyse-t-il.

Toujours est-il que « plusieurs responsables libéraux ont exprimé leur opposition » à la décision du PDS de participer au dialogue national, se disant surpris par cette position « assimilée à un recul », rapporte le quotidien L’As. « Le PDS va dialoguer avec Macky Sall, mais dans la division », confirme Le Quotidien.

Si l’on en croit Sud Quotidien, « les réserves émises ça et là sur les termes de référence non encore publiés, risquent de plomber les concertations », sans compter l’impact éventuel du boycott de certains partis de l’opposition.

A ces interrogations, Moustapha Diakhaté, le président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) regroupant les partis de la majorité, tente d’apporter des réponses, à la Une de Grand Place. Le dialogue national convoqué par Macky Sall va consister dit-il à « donner une forme juridique aux nouvelles dispositions de la Constitution ».

De toutes les manières, le dialogue national serait « biaisé d’avance », selon Walf quotidien. En lieu et place d’un dialogue national, « on va assister à des dialogues sectoriels sur l’étendue du territoire » national, affirme le même journal, d’où sa manchette : « Vers un fiasco national ».

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