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Riposte au sida, paludisme et tuberculose- Le fonds national lance l’évaluation prospective

Rendre plus efficaces les interventions dans les domaines de la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, c’est l’objectif du projet évaluation prospective dans les pays (Pce). En atelier de lancement hier, lundi 29 janvier, à Dakar, le ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a appelé les coordonnateurs de projets ainsi que les acteurs de la santé à se soumettre à ce nouvel exercice.

Le groupe technique de référence en évaluation (Terg), mandaté par le conseil d’administration du fonds mondial, va conduire les évaluations prospectives dans les pays. Un travail qui va permettre de corriger certaines actions dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme afin d’atteindre les objectifs.

Selon le professeur Anta Tall Dia, directrice de l’institut de santé et de développement de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, membre du (Terg), « il s’agit d’évaluer les activités en cours de route, de corriger les actions mais d’identifier les gap. »  Et de poursuivre : « ce nouvel outil aura comme avantage de rendre plus efficiente les actions des acteurs menées sur le terrain dans la lutte contre les trois maladies que sont le Sida, la tuberculose et le paludisme, mais aussi d’amener le fonds mondial à revoir son financement dans les pays concernés».

Lancé, hier lundi  à Dakar, les acteurs ont souligné que l’objectif  est de valider les questions de recherche de l’évaluation prospective pays initiée par le fonds mondial. « Plus spécifiquement, il s’agit de proposer des questions de recherche pour l’évaluation prospective pays, de prioriser les questions de recherche retenues,  mais aussi d’analyser les différentes sources de données permettant de répondre aux questions de recherche, mais aussi d’identifier les gaps de données » ont-ils souligné. Et de poursuivre : «Ledit projet reposera  sur l’utilisation d’une grande variété de données et de méthodes qui vont permettre de générer des données probantes sur l’implémentation, l’efficacité et l’impact des programmes».

Pour le ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, les acteurs de la réponse dans la lutte contre les trois maladies, sida, tuberculose et paludisme, doivent  se soumettre à cet exercice. «Il ne s’agit pas d’une évaluation  de régularité mais juste pour rendre les actions plus efficiente, ce qui permet en cours de route de voir toutes les perspectives d’améliorations dans les interventions », a déclaré le ministre. Ce dernier s’est aussi réjoui de cette initiative dont le Sénégal reste le seul pays francophone dans les huit choisis pour dérouler le projet.  « Des efforts dans notre pays ont permis d’obtenir de bons résultats avec un taux de prévalence stable  et une baisse chez les populations à risque pour ce qui est du Vih-Sida. Il y a aussi élimination du paludisme », a déclaré Diouf Sarr.

Rappelons que le projet  sera exécuté dans le cadre d’un consortium qui comprend des chercheurs de l’université Johns Hopkins et de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et va durer trois ans.

Sud quotidien

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