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Roger Nord sur la dette publique en Afrique «Trouver d’autres moyens pour financer le développement» 

Le Ministère de l’Economie, des  Finances et du Plan, en collaboration avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, a organisé une rencontre  régionale de deux jours sur les politiques de diversification et de croissance.

Le Directeur  adjoint du Fonds monétaire internationale (Fmi) pour  le  département Afrique, Roger Nord a montré son inquiétude par  rapport à l’augmentation de la dette publique en Afrique. « Nous avons vu ces dernières années beaucoup d’investissements publics au Sénégal, comme  ailleurs, c’est une bonne chose. Les infrastructures sont nécessaires, mais nous avons aussi vu une dette publique qui augmente », a fait savoir M. Nord. Il s’exprimait lors de l’atelier régional sur le thème : « réaliser le miracle africain : politiques de diversification et de croissance ». « Jusqu’à présent, cette  dette publique a été positive, a été traduite dans des infrastructures, mais je pense que nous sommes arrivés à un point où il faut essayer de trouver d’autres moyens de financement, y compris le secteur privé qui recherche les opportunités », a laissé entendre le dire4cteur adjoint Fmi  pour le département Afrique. A l’en croire, certes la politique fiscale est une piste, mais une autre est de faire de sorte que l’investissement privé étranger vienne davantage en Afrique parce qu’il a beaucoup  d’opportunités. Le futur pour l’Afrique, c’est l’intégration dans l’économie mondiale, la diversification économique et l’investissement.

Pour Mamadou Sarr, Directeur de Cabinet du Ministre du Budget,  cette  rencontre de Dakar est une opportunité d’échanger sur une problématique de la diversification et de la croissance inscrite en lettres d’or dans les programmes de l’agenda 2063 de l’Union africaine, ainsi que dans les programmes nationaux.  Pour lui, au cours des deux dernières décennies, l’Afrique a réalisé des progrès remarquables. Le rythme de progression de l’économie a été particulièrement élevé dans bon nombre de pays, porté notamment par des réformes d’envergure et un environnement international porteur, se traduisant par l’amélioration des indicateurs sociaux à la faveur également de meilleures politiques sociales.

« Mais, le récent coup de frein à la croissance, imputable pour une large part au recul des cours des produits de base, en fragilisant les acquis, met les gouvernements africains devant leur responsabilité historique, celle de libérer le potentiel productif afin d’élargir les bases de la production et résister aux vents contraires », a-t-il souligné. D’après M. Sarr, les épisodes de croissance en Afrique sont plus brefs que dans les autres parties du monde. Il est donc important, dans un nouvel élan national et avec l’appui des partenaires, de questionner les voies et moyens de fortifier la croissance et améliorer sa qualité au bénéfice des populations.  En effet, dira-t-il la transition de l’agriculture vers l’industrie puis vers les services, semble être une voie prônée par des économistes les plus éminents et des organisations internationales très crédibles.

Zachari BADJI

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