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Rufisque Pape Dabo agresse, viole une dame et risque 20 ans de travaux forcés

20 ans de travaux forcés, c’est la sentence requise, hier, par le maître des poursuites contre l’accusé Pape Dabo. Ce dernier a comparu à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour viol et agression. Son avocat conteste les faits et l’affaire a été mise en délibéré pour le 3 avril prochain.

Arrêté dans le passé pour avoir commis des agressions et violé une sexagénaire en 2006, Pape Dabo a récidivé. En effet, il a interpellé une femme nommée M.C Sagna vers les coups de 6 heures du matin, quand cette dernière se rendait à son lieu de travail. Il a brandi un couteau avant d’inviter la dame à le suivre dans un bâtiment en construction. La dame lui ayant opposé une résistance, Pape n’a pas manqué de lui assené un coup de couteau à la cuisse gauche. C’est sur ces entrefaites que le malfrat l’a plaqué au sol pour la violer. Ensuite, il lui a pris son sac qui contenait un téléphone portable, un billet de 1000 francs et une carte d’identité. Une plainte a été déposée par la dame et une réquisition faite par les enquêteurs à la Sonatel a permis de découvrir que c’est le numéro 77 493 46 .., identifié au nom de l’accusé, qui émettait depuis le téléphone portable de la victime. C’est comme ça qu’il a été arrêté. Une perquisition effectuée chez lui a également permis de retrouver la fiche d’abonnement dudit numéro, une arme blanche, le pantalon treillis qu’il avait l’habitude de porter lors de ses activités délictuelles. Il faut dire que les enquêteurs ont aussi été saisis par les dames Aïssatou Sow et Ndèye Maty Diop, qui seraient victimes des agissements du mis en cause.

Soumis au feu roulant des questions, Pape Dabo a nié les faits. Il a même argué que le numéro qui émettait depuis le portable de la victime lui appartenait, mais qu’il l’avait perdu suite à un vol dont il a été victime. A la barre de la chambre criminelle, hier, l’accusé a persisté dans ses dénégations. Il a déclaré qu’il n’a pas agressé les plaignantes. Il a aussi précisé que lors de la perquisition, les enquêteurs n’ont jamais trouvé un pantalon treillis chez lui, mais plutôt une culotte. Sur une question de savoir est ce que le numéro 77 493 46 .., lui appartenait, il a répondu par la négative. Prenant la parole pour son réquisitoire, le maître des poursuites a soutenu que l’accusé est connu des services de la police. S’agissant des faits, les enquêteurs ont ordonné le même jour une expertise médicale pour la victime à l’hôpital générale de Grand Yoff. L’un des certificats médicaux a attesté l’existence de plusieurs points de sutures et d’une déchirure  au niveau de sa cuisse gauche, avec une incapacité temporaire de travail de 14 jours. L’autre certificat médical fait état d’une absence de blessure hyménale récente et de sperme sur les parties intimes de sa victime. C’est au regard de tous ces éléments qu’il a requis 20 ans de travaux forcés à son encontre. La défense, contrairement au parquetier, renseigne qu’aucune preuve n’a été présentée par l’accusation. Ainsi a-t-elle plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 3 avril prochain.

Cheikh Moussa SARR  

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