omar sarr

RUPTURE DU CONSENSUS ELECTORAL L’opposition prédit un ‘’antagonisme lourd de dangers’’ pour le Sénégal

Les partis politiques du Front pour la défense du Sénégal Mankoo Wattu Senegaal, se sont réunis, hier, afin d’examiner le processus électoral en cours. Lors de leur conclave, Gackou et Cie qui ont déploré la rupture du consensus électoral, préviennent que la matière électorale annonce un antagonisme lourd de dangers pour notre pays et certainement pour la sous-région.

Les partis politiques du FDS/Mankoo Wattu Senegaal se sont réunis, hier, afin d’examiner le processus électoral en cours. A cette occasion, ils ont déploré la rupture du consensus fort qui s’est construit entre pouvoir et opposition au Sénégal depuis 1992 sur toutes les questions essentielles relatives à la fiabilité du processus électoral dans son ensemble.  Les présidents Diouf (1992-2000) et Wade (2000-2012), se sont aussi constamment efforcés de préserver cette culture du consensus en veillant à ce que les représentants du pouvoir dans les discussions acceptent les propositions de l’Opposition et en demandant à leur majorité parlementaire de voter les propositions reçues dans le cadre de ce consensus fort, a d’emblée souligné le porte-parole du jour Oumar Sarr. Ce dernier n’a pas manqué de déplorer, qu’en dépit de la volonté affichée de tous les partis de l’opposition d’arriver à des conclusions consensuelles pour renforcer notre système électoral en le mettant totalement à l’abri des contestations sources de tous les dangers, le gouvernement n’a pas fait preuve des mêmes dispositions.  ‘’Les désaccords remettent complètement en cause le consensus qui prévaut depuis un quart de siècle sur la matière électorale et annonce un antagonisme lourd de dangers pour notre pays et certainement pour la sous-région’’, prédit Oumar Sarr.   Sur la refonte du fichier électoral, le numéro deux du Pds dénonce l’attitude du gouvernement qui a saisi comme prétexte l’avènement de la carte d’identité biométrique CEDEAO pour décider d’une refonte du fichier électoral destinée, selon lui, à en éliminer le soi-disant stock mort. Faisant appel à la loi 2016-27 du 19 août 2016,  qui dispose que tout électeur déjà inscrit sur la liste électorale, mais n’ayant pas confirmé, auprès des commissions habilitées, sa volonté d’y demeurer, sera automatiquement radié de ces listes. Ce que l’Opposition, pour sa part, a catégoriquement rejeté pour les raisons suivantes : absence d’audit préalable du fichier électoral pour en maîtriser les forces et faiblesses, refus de rechercher le consensus avec l’Opposition, caractérisé par la précipitation avec laquelle le projet de loi a été ramené à l’Assemblée nationale pour y être voté… Aussi Oumar Sarr et Cie alertent-ils l’opinion que «de telles manipulations d’envergure altéreraient substantiellement la fiabilité du fichier électoral et porteraient gravement atteinte à la sincérité des scrutins à venir».  Car, disent-ils, « ce qui est cocasse dans la nouvelle réglementation, c’est que l’électeur doit se présenter à la commission administrative chargée des élections pour renier son caractère d’électeur. Que cherche-t-on sinon à radier et à tricher ?». Face à cette ‘’forfaiture’’, les partis du FDS/MWS appellent le peuple sénégalais à mener la lutte pour contraindre le gouvernement à respecter le consensus électoral et empêcher toute triche pendant les prochaines élections. Ils appellent également à la marche du 14 octobre 2016 pour contraindre le gouvernement à reculer.

Mouhamadou BA

Voir aussi

telechargement-6

INSECURITE ET SERIE DE MEURTRES Oumar fait … Maal aux Sénégalais

Le sang jaillit, coule et coule encore. Les esprits et les regards des citoyens sont …