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Ruptures de médicaments: Une industrie pharmaceutique locale comme alternative

La Coalition nationale pour la Santé et l’Action sociale (COSAS) a tenu un panel sur les défis de l’approvisionnement des structures sanitaires en médicaments et produits essentiels. L’objectif de cette rencontre est d’identifier et d’analyser les causes de défaillances majeures de l’approvisionnement afin d’améliorer la distribution de produits pharmaceutiques. Les différents intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de mettre en place une industrie pharmaceutique locale.

L’approvisionnement et la distribution de médicaments restent un réel problème au Sénégal. Pour y faire face, les acteurs de ce secteur promeuvent la mise en place d’une industrie pharmaceutique pour répondre aux nombreuses ruptures de médicaments. Selon la Secrétaire générale adjointe de la Coalition nationale pour la Santé et l’Action sociale (COSAS), Docteur Sokhna Gaye, pour faire face aux problèmes de législation, de rupture spécifique ou classique, il fallait identifier tous ces problèmes. « En général, pour l’approvisionnement, c’est une chaine et quand il y a défaillance, on le ressent. La finalité est la qualité des soins qu’on n’aura pas. Il urge de surpasser les goulots existants pour corriger les imperfections », dit-elle. A l’en croire, le grand problème est lié à une non maitrise des besoins dans les structures sanitaires. « Ce qui explique que la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) n’arrive pas à satisfaire les hôpitaux. Pour le privé, ce sont des problèmes liés aux difficultés administratives et douanières. Toutes ces raisons font que de part et d’autre, on peut avoir des ruptures », indique cette pharmacienne. Et de renchérir : «Nous voulons l’amélioration de la distribution et l’allégement des lourdeurs dans les procédures, mais également d’identifier et de quantifier les besoins du pays car 90% de médicaments sont importés. Il faut promouvoir l’industrie locale pour y faire face ».

Le Directeur de la pharmacie et du médicament, Professeur Amadou Moctar Dièye, est d’avis qu’il est toujours difficile d’acquérir des médicaments. Ce qu’il explique par la cherté des produits pharmaceutiques. « Ceux qui adhérent aux mutuelles ont plus d’accessibilité sur les médicaments génériques. C’est pourquoi on incite à d’adhérer à des mutuelles pour payer seulement une partie de ces médicaments », dit-il. Il soutient que beaucoup de médicaments sont importés, mais l’idéal est de produire nos propres médicaments. « Nous nous réjouissons de l’inauguration d’une usine de fabrication de produits injectables. Nous travaillons pour mettre en place des industries pharmaceutiques au Sénégal, mais ce n’est pas toujours facile. C’est le privé qui doit investir, accompagné par l’Etat », fait-il savoir. M. Dièye milite pour la disponibilité des médicaments et renseigne qu’il y a un arrêté pour les dons de médicaments. « Il faut une autorisation délivrée par le Ministre de la Santé », dit-il. Sur les ruptures de médicaments, il est d’avis qu’il faut un  dispositif de raccourcir les procédures, comme les marchés par entente direct.

 

Ngoya NDIAYE

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