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Santé : Aynina Cissé préconise une base de données sur le diabète

Un expert préconise la constitution d’une base de données pour mieux lutter contre le diabète, une maladie qui prend des proportions inquiétantes au Sénégal et dans le reste du monde.

Aynina Cissé, agrégé et Maître de conférences au laboratoire de biochimie pharmaceutique de l’Ucad, a animé, le vendredi, 27 janvier, à Dakar, une conférence publique sur le thème : « le diabète au Sénégal ». En introduisant sa communication, M. Cissé a rappelé, devant un parterre d’experts et de professeurs, que le diabète est une maladie ubiquitaire et multifactorielle. Au Sénégal, il existe deux types diabète : 1 et 2. La prévalence est estimée à 3%, malgré l’absence des statistiques. Selon lui, les problèmes de la prise en charge du diabète, au Sénégal, passent par la mise en place des statistiques. Ce qui permettrait d’avoir une information sur son ampleur. « Malheureusement, cette information n’existe pas, parce que nous n’avons pas de statistiques documentées », a-t-il regretté. A cela, s’ajoutent les problèmes de diagnostic, parce que, a-t-il soutenu, « nous ne pouvons souvent pas se baser sur la clinique, puisque le diabète est une affection à diagnostic biologique. C’est une hyperglycémie chronique », a précisé le conférencier.

Il a souligné aussi que l’accès aux laboratoires n’est pas souvent évident, à cause de la cherté et de la disponibilité des laboratoires.

Complications du diabète

M. Cissé a également abordé des questions liées aux complications du diabète. Selon lui, ces complication peuvent, entre autres, conduire à la cécité, provoquer l’insuffisance rénale ou le manque de sensibilité, parce qu’affectant les nerfs. Il a conseillé aux malades d’éviter de prendre les calories et d’appliquer le régime hypocalorique, en mangeant beaucoup de fruits et légumes. Les populations sont aussi invitées à faire du sport et à éviter la sédentarité qui conduit à l’obésité. Ce dernier engendre le diabète de type 2 chez l’adulte. Le professeur Anta Tal Dia a demandé aux acteurs de la santé de mettre plus l’accent sur la prévention et le traitement du diabète. Cette conférence a été organisée par l’Académie des sciences et techniques du Sénégal. Le professeur Amadou Sow de ladite structure a déploré le manque de données qui permettraient d’avoir une idée sur l’ampleur du diabète au Sénégal. « Il faut des données pour pouvoir faire le plaidoyer auprès des autorités, car, avec le manque de statistiques, il serait difficile de convaincre les autorités d’augmenter des ressources financières pour une meilleure prise en charge du diabète », a-t-il dit. La conférence a été modérée par le président du Conseil d’administration de l’hôpital principal de Dakar, le professeur Ahmadou Sow.

Le soleil

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