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SANTÉ HUMAINE ET ANIMALE : UN EXERCICE DE SIMULATION POUR AMÉLIORER LA GESTION DES URGENCES

(APS) – Le Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) du ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale envisage, au terme d’un exercice de simulation effectué mardi à Dakar, de mettre en place « un système de surveillance intégré » réunissant tous les secteurs concernés par la gestion des urgences sanitaires.
Pour y arriver, le COUS veut utiliser l’approche « One Health » (« une seule santé ») de l’Organisation mondiale de la santé, qui assure aux acteurs concernés par la gestion des urgences « une réponse précoce » en cas d’alerte, en matière de santé humaine, de santé animale et d’environnement, a expliqué son directeur, le docteur Abdoulaye Bousso.
Le « système de surveillance intégré » permet de « mettre en commun toutes les informations, en vue d’une réponse précoce en cas d’alerte », a-t-il précisé lors d’un exercice de simulation sur la fièvre de la vallée du Rift.
« Si les services de l’élevage et de l’environnement ont une information sanitaire qui peut avoir un impact sur l’homme, le ministère de la Santé peut être immédiatement alerté, à travers ce mécanisme », a ajouté le docteur Bousso.
Selon lui, grâce à ce mécanisme, le COUS peut « prendre les devants » et faire en sorte que les risques constatés dans les secteurs de l’élevage ou de l’environnement ne puissent pas atteindre l’homme.
Ce système permet de « partager l’information », a-t-il résumé, expliquant que la fièvre de la vallée du Rift, choisie comme scénario pour l’exercice de simulation, « est une affection qui touche les animaux et peut impacter l’homme ».
« Plan de préparation »

La fièvre de la vallée du Rift est une zoonose virale touchant principalement les animaux. Elle peut affecter les êtres humains aussi. Cette infection peut provoquer « une pathologie sévère » chez l’animal, comme chez l’homme.

L’exercice de simulation a été effectué dans le but de « tester la coordination entre les secteurs impliqués dans la lutte contre cette maladie. C’est un thème d’actualité, car il y a eu récemment une épidémie au Niger, avec des victimes humaines et beaucoup de conséquences sur le plan économique et social », a signalé Abdoulaye Bousso.
« Il faut qu’on puisse se préparer à l’éventualité que l’épidémie touche le Sénégal », a-t-il poursuivi, estimant que « cet exercice [est] la meilleure manière de travailler ensemble, en termes d’échange d’informations, entre le ministère de la Santé, ceux de l’Elevage et de l’Environnement, à travers la direction des eaux et forêts et des parcs nationaux ».
En cas de détection de la maladie chez les petits ruminants (moutons et chèvres) par les services de l’élevage, l’information sanitaire est transmise au COUS, afin que des mesures d’urgence soient prises, selon M. Bousso.
Le but de la simulation est d’offrir aux services concernés par la gestion des urgences sanitaires « un cadre de coordination multisectorielle », a-t-il précisé, soulignant l’importance de la participation des ministères de l’Elevage, de l’Environnement, de l’Intérieur et des Forces armées, aux côtés de représentants de l’Institut Pasteur de Dakar et de journalistes en santé.
L’exercice de simulation fait partie du « plan de préparation » du Sénégal aux urgences et catastrophes sanitaires, selon le COUS.

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