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Santé- Les enfants qui mangent mal sont plus sujets à la dépression à l’âge adulte

Les enfants qui sont sélectifs avec leur nourriture sont plus exposés au risque de dépression, selon une nouvelle étude américaine.

Les enfants difficiles à la table pourraient être plus exposés aux maladies mentales plus tard dans la vie. Une nouvelle étude américaine, réalisée par les chercheurs du Duke Centre for Eating Disorders aux Etats Unis, vient de montrer qu’il y a un lien entre les troubles alimentaires de l’enfance et le développement des maladies mentales telles que la dépression et l’anxiété.

L’étude, publiée dans le journal Pediatrics, a été réalisée sur 3000 enfants âgés de 2 à 6 ans. Environ 20% des enfants suivis par l’étude étaient classés « sélectifs » avec leur nourriture par leurs parents. 18% des enfants étaient qualifiés de « légèrement sélectifs » et environ 3% faisaient partie du groupe classé « sévèrement sélectif ». Il a été observé que les niveaux de dépression et d’anxiété étaient deux fois plus élevés chez ceux qui avaient une alimentation très sélective.

Il ne s’agit pas seulement des enfants qui refusent de manger leurs légumes mais de ceux qui font une sélection si sévère dans leur alimentation que ce comportement rejaillit sur leur vie ainsi que celle de leurs parents. « [L’alimentation sélective] peut avoir un impact sur la santé de l’enfant, sur sa croissance, et sur sa vie sociale. Les enfants pourraient même penser que personne ne les écoute et les parents, en revanche, se sentent souvent coupables », explique l’auteur principal de l’étude, la Dr Nancy Zucker.

Mais les difficultés alimentaires peuvent aussi être dues à d’autres raisons, telle qu’une plus forte sensibilité au goût et à la consistance des aliments. La Dr Nancy Zucker mentionne aussi « les conflits familiaux qui se déroulent autour de la table » et « les mères qui souffrent plus de l’anxiété » comme autant de facteurs qui pourraient provoquer ces comportements alimentaires chez les enfants.

« Il faut commencer à développer des façons pour aider les parents et les médecins à discerner quand l’alimentation sélective devient un vrai problème et quand il faut intervenir », conclut La Dr Nancy Zucker.

Fatima Al-Kassab

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