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Santé mentale : Une association évalue les besoins annuels à 700 millions de FCfa

L’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance des malades mentaux (Assamm)  a estimé qu’il faut 700 millions de francs Cfa chaque année pour couvrir les besoins spécifiques des personnes atteintes de déficience mentale. C’était au cours d’un point de presse.

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, va célébrer, le 10 octobre  2015, la Journée mondiale de la santé mentale. Au niveau national, le thème portera sur « Promouvoir la santé mentale pour l’émergence du Sénégal ». En prélude à cette rencontre à caractère international, le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux, (Assamm), Ansoumana Dione, a fait face à la presse.

Il a affirmé que les malades  ont besoin d’une enveloppe de 700 millions de FCfa par an. « Ce budget annuel permettra de résoudre tous les problèmes des malades mentaux, notamment leur prise en charge médicale », a indiqué le président de l’Assamm qui a demandé aux Sénégalais de soutenir cette idée, car personne n’est à l’abri de problème de santé mentale. Il a, en outre, invité les autorités sanitaires à ouvrir le centre de Kaolack. Revenant sur le thème de cette Journée mondiale, Ansoumana Dione a déclaré qu’aucun développement ne peut se faire si son peuple est malade. « C’est la raison pour laquelle nous devons tous nous mobiliser pour que ce conseil présidentiel se tienne au plus tôt possible, dans l’intérêt général de la population », a laissé entendre Ansoumana Dione. Au cous de ce point de presse, il a fait un plaidoyer   pour une meilleure prise en charge de 2192 malades atteints de déficience mentale que compte le Sénégal. D’après  M. Dione, « le Sénégal ne dispose pas encore de politique de santé mentale ». Par conséquent, les personnes victimes de troubles mentaux et de toxicomanies ne bénéficient pas d’accès aux soins et aux médicaments nécessaires. « D’ailleurs, pour leur traitement, les familles touchées sont obligées d’effectuer des déplacements, souvent coûteux, pour se rendre dans des services spécialisés, avec un personnel soignant  insuffisant », a déploré le président de l’Assamm. Pour résoudre tous ces problèmes, il s’est dit favorable à l’organisation prochaine d’un conseil présidentiel sur l’errance des malades au Sénégal.

A cet effet, Ansoumana Dione a proposé que cette rencontre soit tenue sur la base d’un document consensuel  élaboré en 2013 par les spécialistes de la santé mentale. Ce conseil présidentiel, selon les souhaits de M. Dione, devrait mettre un terme à l’errance des malades dans les rues des grandes villes du pays et qu’il aboutisse aussi à la création d’une commission nationale sur ce problème avec la mise en place d’un fonds d’aide pour les malades.

Le Soleil

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