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Santé sexuelle et reproduction- Aperçu des tendances et défis des promoteurs

 Dans le but de promouvoir les normes et mécanismes internationaux, un atelier régional sur les droits de la santé sexuelle et reproductive (Dssr), s’est ouvert, hier, à Dakar. En partant de l’identification, quelques acteurs concernés sont appelés à relever ce défi.

Environ une femme sur trois, à travers le monde a été physiquement agressée, violée ou violentée. Cependant, ce taux peut aller jusqu’à 70% dans certains pays. De ce fait, plusieurs acteurs de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme et responsables nationaux de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Mali et du Sénégal prennent part à cet atelier de trois jours. Il est organisé conjointement par l’Unfpa et le haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme. Selon Ibrahima Wone, secrétaire général du ministère de la santé et de l’action sociale, les droits de la santé sexuelle et reproductive constituent « un impératif » pour tout gouvernant, manager et responsable, compte tenu de ses différentes implications. Environ, 16 millions de jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans accouchent, chaque année. 95% de ces naissances sont observées dans les pays à revenus bas et moyens. Aussi, dans les zones rurales, les adolescentes sont-elles plus susceptibles de tomber enceintes, en raison des mariages précoces et de pressions exercées sur elles, pour qu’elles fassent des enfants immédiatement. Ainsi, «chaque minute, une femme meurt des suites de complications liées à une grossesse ou à un accouchement», aletre M. Wone, selon qui, la situation est quasi constante dans les pays en voie de développement.

Toutefois, le législateur sénégalais interdit les mariages précoces, punit le viol, les mutilations génitales féminines, le harcèlement sexuel, les violences faites aux femmes de façon générale, le proxénétisme et la prostitution des mineures. Mais, pour sa part, Béatrice Mutali, directrice adjointe du Bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Unfpa), affirme que de manière générale, les droits de la santé sexuelle et reproductive demeurent encore trop souvent violés. Aussi, à chaque fois qu’un jeune homme est renvoyé d’un centre de santé parce qu’il a demandé un préservatif ou qu’une femme est mise à l’écart par sa communauté, parce qu’elle souffre de la fistule obstétricale, y a-t-il violation des droits humains. Elle a rappelé qu’en 1994, la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd) avait établi « un lien fort » entre santé reproductive, droits humains et développement durable. Ainsi, Mme Mutali, a-t-elle invité la Société civile à se mobiliser pour assurer la réalisation des objectifs de l’agenda de la Cidp, pour que l’Agenda post 2015 soit « inclusif et pertinent ».

Tous les pays doivent prendre les dispositions nécessaires, afin de protéger la santé reproductive et sexuelle et les droits des jeunes et leur fournir les informations et services dont ils ont besoin.

Fatou MBOW (Stagiaire)

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