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Santé: Un autre syndicalisme est possible et nécessaire !

  • Date: 7 octobre 2015

Réuni en séance ordinaire le mardi 06 octobre 2015, le Groupe de Résistance et de Réflexion pour la Sauvegarde du SUTSAS Authentique a examiné un certain nombre de questions concernant le Secteur de la Santé et l’Action Sociale.

A cette occasion, il s’est élevé, de la manière la plus énergique contre l’agression physique inqualifiable dont a été victime le camarade Cheikh Seck, secrétaire général de la Section SUTSAS de HOGGY.

Notre camarade a été interdit d’accès à son lieu de travail par des gardiens instruits par la nouvelle directrice, qui déclare ne recevoir d’ordre que de la part de ceux qui l’ont nommée.

Cela lui donne-t-il pour autant le droit de fouler aux pieds une décision de justice ?

Pour rappel, Cheikh Seck, arbitrairement affecté en juillet 2014, à la Direction des Etablissements de Santé, avait déposé un recours pour excès de pouvoir au niveau de la Cour Suprême, qui a annulé la décision de madame le Ministre de la Santé.

Donc, le camarade Cheikh Seck, un mois après avoir repris son travail à HOGGY, s’est vu violemment interdire l’accès de l’hôpital.

Cette atteinte aux libertés démocratiques et syndicales s’est déroulée dans une atmosphère de terreur à l’encontre des travailleurs, dont une cinquantaine avait reçu des demandes d’explication suivies d’auditions devant un jury inquisiteur présidé par l’ancien directeur.

Le but de toutes ces manœuvres ne visait qu’à intimider le personnel et les vrais syndicalistes pour les empêcher de revendiquer une gestion transparente, devant la multiplication des marchés nébuleux.

Le cas de HOGGY est symptomatique de la situation générale, qui prévaut au sein du système socio-sanitaire, dont la gouvernance est plombée par un réseau maffieux, qui semble avoir pris le système hospitalier en otage et qui a fait d’autres victimes comme Guy Marius Sagna et Ibrahima Lô, secrétaire général du SUTSAS de l’EPS de Sédhiou.

Face à toutes ces agressions, n’est-il pas légitime de se poser la question suivante : où se trouvent donc les responsables syndicaux ? En réalité, cela ne nous surprend guère de la part de syndicalistes affairistes et « quotataires », si friands de bourses, de billets aux Lieux Saints, de recrutements clientélistes, d’affectations de complaisance, d’enveloppes du 1er mai…etc.

Cette absence de contrepoids syndical encourage une politique sanitaire dominée par des actions spectaculaires et parfois même incohérentes, soutenues par une communication outrancière. Le dernier exemple en date est constitué par les trois journées de consultations gratuites initiées dans des hôpitaux de troisième niveau censés recevoir les cas référés.

La réussite de la couverture maladie universelle et des initiatives de gratuité, qui restent de bonnes politiques, est plombée par des difficultés patentes au niveau de l’offre de service y compris l’approvisionnement en médicaments, sans parler du faible taux de pénétration des mutuelles de santé.

Face à toutes ces dérives de la politique sanitaire et à l’échec de la plupart des organisations syndicales du secteur de la Santé et de l’Action sociale, le Groupe de Résistance et de Réflexion pour la Sauvegarde du SUTSAS Authentique pense que le moment est venu pour la mise en œuvre d’un syndicalisme de rupture, démocratique et réellement autonome vis-à-vis des pouvoirs publics. Il appelle toutes les forces vives à s’engager dans ce processus sur la base d’un manifeste qui sera rendu public incessamment.

Halte à l’agression des militants syndicaux !

Oui au respect des décisions de justice !

Fait à Dakar, le 06 octobre 2015

Groupe de Résistance et de Réflexion pour la
Sauvegarde du SUTSAS Authentique

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