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Santi Agne, députe-maire de Sicap liberté «Un candidat à l’élection présidentielle doit avoir un minimum de prégnance dans le tissu social»

Le Président Macky Sall peut compter sur le député Santi Agne pour le vote de la loi sur le parrainage. Selon l’élu du peuple, il fera partie de ceux qui vont voter cette loi car il est d’avis qu’un candidat à l’élection présidentielle, doit avoir un minimum de prégnance dans le tissu social pour ensuite déclarer sa candidature.

Le débat sur le parrainage est loin de connaître son épilogue. En effet, l’opposition compte sortir dans la rue le 19 avril prochain pour dire non à cette loi qui sera soumise aux députés le même jour. Maire de la commune de Sicap liberté et Député à l’Assemblée nationale, Santi Agne estime que l’opposition est dans son rôle. «L’opposition s’oppose et la majorité gouverne. De quoi s’agit-il de manière très précise pour éclairer l’opinion ? Macky Sall n’invente pas le parrainage, Aly Gouille Ndiaye aussi n’invente pas le parrainage. Ça existe et la question qui se pose, c’est est-ce qu’on peut améliorer les choses ou pas ? Moi je pense qu’au fur et à mesure du processus, on peut améliorer en tirant les leçons de l’expérience passée. Tout le monde s’est ému de la prolifération des listes. Et personne jusqu’à présent ne peut dire de manière très précise pourquoi il y a eu autant de listes. Ça induit non seulement un coût, mais aussi des nuisances et même l’insécurité du vote», a-t-il soutenu. Donc, selon lui, le parrainage existe et il est limité à une catégorie de candidats : les indépendants. «On dit non, il faut que ce soit élargi à tous les candidats. Est-ce normal ou pas ? Ceux qui roulent pour la démocratie sauront bien que c’est un approfondissement de la démocratie que de mettre tout le monde à égalité. Macky Sall ira chercher les parrains et un autre ira chercher les parrains, tout comme le cherchent aujourd’hui les candidats indépendants.

Maintenant, l’argument que j’entends c’est de dire oui on veut éliminer des candidats, cela veut dire que c’est de petits candidats. Est-ce qu’on pense sincèrement que le parrainage peut être opposable au candidat du Pds ? Est-ce qu’il peut être opposable à Idrissa Seck ou à d’autres candidats qui ont montré leur savoir-faire en matière électorale ? Maintenant, si un candidat est persuadé au départ de ne pas avoir 1%, est-il raisonnable qu’on investisse autant sur lui ? Est-il raisonnable qu’on fasse une inflation de listes surtout qu’aujourd’hui dans le monde, la denrée la plus répandue c’est l’argent sale ? », s’interroge-t-il. Alors, poursuit-il, il y a un besoin de recycler et le processus électoral est un moment quelque fois de recyclage de l’argent sale. Sinon, des candidats farfelus vont chercher l’argent n’importe où venir se poser en candidat. « Moi je suis de ceux qui doivent moraliser et l’élection présidentielle ce n’est pas une élection communale. C’est l’élection par excellence où le peuple a rendez-vous avec des hommes. Il faut que ce soit des hommes qui soient capables d’incarner, à un moment ou à un autre, la volonté populaire. Moi je pense qu’un candidat à l’élection présidentielle doit avoir un minimum de prégnance dans le tissu social pour dire que je veux être candidat. Maintenant, dans tout le processus, il y a de plus en plus ce qu’on appelle la sélection (…). Donc, le parrainage permet de réduire le duel aux combattants qui ont des chances. Oui moi je voterai cette loi sans état dame », a-t-il encore précisé.

Cheikh Moussa SARR

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