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Sarkozy ironise sur le débat PS : c’est « Qui veut dépenser plus ? »

Au lendemain du premier débat précédant la primaire socialiste, Nicolas Sarkozy a ironisé, vendredi 16 septembre, sur la prestation des six candidats, jeudi soir sur France 2.

Tandis qu’il s’entretenait avec de jeunes agriculteurs à Oberhausbergen, en Alsace, au pied d’une pyramide de légumes érigée par les paysans, le président de la République a d’abord affirmé qu’il était « rentré trop tard » pour voir le débat après avoir passé la journée en Libye.

Le chef de l’Etat, qui répondait à la question d’un agriculteur lui demandant s’il était devant son téléviseur jeudi soir, a ensuite lâché en souriant : « Quand on regarde la télévision, parfois il y a des programmes, dites donc, les dépenses, ça y va ! » Puis, l’homme du slogan « travailler plus pour gagner plus » a lâché avec ironie : « C’est pas ‘Qui veut gagner des millions ?’, c’est ‘Qui veut dépenser plus ?' », en allusion aux propositions des candidats à la primaire socialiste, qu’il juge trop coûteuses pour les comptes publics.

Un peu plus tard, après un bain de foule ponctué d’embrassades, de poignées de main et de poses photo, le président, prenant la parole devant des centaines d’agriculteurs, a insisté : « Ceux qui vous promettent des subventions, ils vont trouver l’argent où ? ». Pour « trouver des nouvelles sources de dépenses, on est les champions du monde. Moi, je me donne beaucoup de mal pour essayer de les couper », a-t-il assuré.

« LES SOCIALISTES PARLENT PLUS AUX VERTS QU’AUX FRANÇAIS »

De son côté, l’UMP a aussi eu la dent dure contre les candidats socialistes. Vendredi matin, le secrétaire général, Jean-François Copé, les a principalement attaqués sur deux des sujets abordés : la réduction, voire l’abandon du nucléaire (objet d’une passe d’armes entre François Hollande et Martine Aubry) et la légalisation du cannabis prônée par le radical de gauche Jean-Michel Baylet.

« Les socialistes parlent plus aux Verts qu’aux Français. Pour plaire aux Verts, ils risquent de mettre à terre la filière d’excellence qu’est le nucléaire et priver la France de son indépendance énergétique. C’est une folie, a déclaré le député de Seine-et-Marne lors d’une conférence de presse. Je suis abasourdi par la place qu’a pris la dépénalisation du cannabis dans leurs débats. Ils sont totalement décalés par rapport aux grands enjeux du monde d’aujourd’hui. Aucun des candidats que nous avons vus hier n’est en situation de faire face aux enjeux qui sont devant nous », a jugé Jean-François Copé.



« MONTEBOURG SE CROIT EN RUSSIE EN 1917 »

Valérie Rosso-Debord, déléguée générale de l’UMP, a ironisé sur « le spectacle » donné par les six candidats à la primaire. « Les socialistes viennent de mener leur premier débat sur la forme entre un Hollande sur la défensive qui joue l’après-primaire, une Royal impériale qui réinvente l’ordre social, un Valls qui s’est trompé de parti, un Baylet qui se trompe d’élection – il est là pour négocier ses sénatoriales –, un Montebourg qui se croit en Russie en 1917 et une Aubry crispée par l’enjeu, qui nous joue ‘1997 le retour' », a-t-elle écrit dans un communiqué.

« UN SPECTACLE DÉSOLANT »

De son côté, le patron des députés UMP, Christian Jacob, a déploré « un spectacle désolant de candidats socialistes se livrant à une triste succession de monologues sans relief ».

Le ministre des transports, Thierry Mariani, conseiller politique de l’UMP, a, lui, estimé que « le spectacle offert par les six candidats sur France 2 fut pauvre pour la France et pourrait coûter cher aux Français » avec « six monologues égocentriques offrant un plateau de téléréalité sans saveur entre ‘Qui va dépenser des millions ?’, ‘Le Maillon faible’ et ‘Défaite story' ».

Le Monde.fr avec AFP


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