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SARRO, ARTISTE CHANTEUR « Pourquoi je me suis orienté vers l’étranger ? »

De son vrai nom Oumar Sarr, Sarro, artiste, auteur et compositeur, natif de la banlieue plus précisément à Pikine, évoluant dans un style « afro-acoustique » nous parle, dans cet entretien, de sa carrière et de son nouvel album. Ayant démarré la musique en 2009, l’homme fait du tout sauf du Mbalax. Une musique locale qu’il considère comme un style qui ne peut pas se vendre à l’étranger.

Saro et ses débuts !

Dès son bas âge, Sarro jouait déjà au chef d’orchestre en récupérant divers objets comme les pots de tomates vides et poubelles pour en faire des instruments de musique. Ainsi, cette passion ne le quittera plus jamais, car il achètera plus tard sa première guitare, après avoir revendu son téléphone portable et une de ses paires de chaussures.

Son style

L’afro-folk, le Jazz, le Solo, entre autres, sont les styles de l’artiste Sarro. Un choix qu’il ne regrette pas même s’il est persuadé que la World Music n’est pas bien suivie au Sénégal et moins dans son quartier de « résidence », Pikine où les grands mbalakhmen font florès. Toutefois, cela ne l’a guère influencé. « Je sais que les Sénégalais n’écoutent pas trop la music solo mais cela ne me décourage aucunement. Car le style Mbalakh n’est pas international et j’ai choisi l’afro, le Diaz…, pour, en fait toucher le maximum de personnes, c’est-à-dire le monde entier. »

Son public

Oumar Sarr ne cible pas tous ceux qui aiment la musique en général que ça soit des les Sénégalais ou autres nationalités : « Ce ne sont pas seulement les vieillards qui m’écoutent non plus les adolescents, ce sont ceux qui ont entre 40 et 50 ans et de toutes les nationalités. Je chante pour tout le monde pas pour moi seule. C’est aussi la raison pour laquelle l’autre morceau, je l’ai intitulé ‘’Domu Adama ‘’ ». Ce natif de la banlieue pikinoise qui a, en effet, débuté sa carrière de music très jeune, a fait 4 titres. Un choix un peu différent de celui des autres artistes.

L’Album

« Si j’ai choisi de faire 4 albums, ce n’est pas parce que je n’ai pas de répertoire mais plutôt pour exporter les Cd. On va s’en passer dans 3 ou 4 ans peut-être que les gens vont s’en aller avec les digital ou autre… » Par ailleurs, son premier album institut « Tomorrow » lui permettra de voyager un peu partout à l’intérieur du pays  notamment à Mbour et à Saly. Cependant, Sarro donne son avis sur la music sénégalaise.  « J’ai très tôt arrêté les études pour apprendre la musique. Donc, je sais faire la différence entre le Mbalakh et les autres styles de music. Et en ce qui concerne le Mbalakh, il n’y a pas beaucoup de recherches et ce n’est pas bien cadré. Même Youssou Ndour, lorsqu’il voyage, il ne fait pas seulement le Mbalakh ; il y met du solo. »

La politique

« Je suis apolitique mais je sais qu’au Sénégal, on ne fait pas de la bonne politique vu que chacun de nos politiciens essaye de garder ses propres intérêts. Ils ne sont là que pour leurs propres intérêts. Heureusement que je ne dépends pas du Sénégal au contraire je travaille pour le Sénégal mais pas le contraire. »

Les projets patron du folk-man
Il rencontre le chorégraphe nigérien, Abdallah Ousmane Yacouba, dans le duo « Xol sa boop » en 2011, puis il collabore en 2015 avec Fatou Cissé dans son spectacle « Ce qui restera… ».

Actuellement, professeur intervenant en musique dans un lycée bilingue de Dakar, Sarro comme il l’habitude d’entendre dans le milieu artistique, nous raconte ses rêves : « Mon rêve, c’est de faire beaucoup de tourner à l’international et gagner des prix. »

Khady Thiam Coly

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