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Sécurité alimentaire 639 milliards de francs CFA pour les 5 prochaines années

Le secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire et le comité technique national chargé de son élaboration, ont organisé un atelier de validation nationale du Programme national d’Appui à la Sécurité alimentaire et à la Résilience (PNASAR).

Jean Pierre Senghor, secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité  alimentaire, a indiqué que le coût des projets en cours du programme national d’Appui à la Sécurité alimentaire et à la Résilience, s’élève à peu près à 1700 milliards de francs CFA. Il s’exprimait hier à Dakar à l’occasion de la validation nationale du PNASAR. « C’est ça qui est en train  d’être mis en œuvre dans le pays. Pour les 5 prochaines années, nous sommes à la recherche d’un financement de 639 milliards de francs CFA », a-t-il informé. Et d’ajouter que la validation politique du programme est prévue avant la fin du mois d’octobre. Pour lui, ceci permettra de faire face à l’insécurité alimentaire au  Sénégal d’ici 2022. Sur cette question, M. Senghor a rassuré : « Si on prend le Sénégal en entier, nous ne sommes pas en situation d’urgence. Mais il y a des départements qui  traversent une situation difficile ». Parmi eux, le secrétaire exécutif du conseil national de sécurité  alimentaire a cité Tambacounda, Koudiri, Bambey, Malem Hodar, Matam et Kanel. D’après lui,  ces populations en difficultés ont besoin d’être accompagnées.

20 départements touchés par l’insécurité alimentaire en 2016

Les enquêtes ont révélé en 2016 que les zones rurales sont les plus touchées. En 2013, 13% et 23%  des ménages affectés se trouvaient dans les zones rurales. Ce qui veut dire que le Sénégal n’est pas encore dans la zone rouge comparativement à d’autres pays. Ce sont 6 départements qui sont en situation d’insécurité alimentaire. Actuellement, les  équipes sont sur le terrain dans ces localités en train de faire  le ciblage  des ménages. Ce qui pousse Jean Pierre Senghor à dire que la situation de la sécurité alimentaire au Sénégal n’est pas alarmante. Toutefois,  a-t-il souligné, il faut éviter que les gens se retrouvent dans une telle situation. C’est tout le gouvernement qui se mobilise pour accompagner ces populations. Venu présider la rencontre, Diatourou Ndiaye, Directeur de cabinet  représentant  le  Premier ministre, a fait savoir que le PNASAR s’inscrit dans les initiatives sous régionales en matière de sécurité alimentaire. A l’en croire, il s’agit pour le gouvernement d’une démarche participative et inclusive qui devrait  faciliter le consensus sur le contenu du document et la mise en œuvre des actions retenues. « Cette volonté du Premier ministre a été  traduite en acte par le secrétariat exécutif du conseil national de la sécurité alimentaire et l’ex-comité national par des séries de larges   consultations au niveau national », a-t-il dit. Ainsi, le programme national d’Appui à la Sécurité alimentaire et à la Résilience a pour but de contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi qu’au renforcement de leurs capacités de résilience d’ici à 2022.

Zachari BADJI

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