Education

Selon une etude du Cres, Les cantines scolaires ont sensiblement réduit le taux d’abandon à l’école

  • Date: 25 janvier 2016

Le programme d’alimentation scolaire a permis d’accroître le taux d’accès à l’éducation et de réduire sensiblement le taux d’abandon des élèves. C’est la conclusion tirée de la recherche intitulée : « Mesure de l’impact du programme d’alimentation scolaire du Pam dans les écoles publiques rurales au Sénégal ». Un atelier de partage de cette recherche conduite par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) a été organisé par la division des cantines scolaires du ministère de l’éducation nationale.

Le programme d’alimentation scolaire est une initiative du gouvernement du Sénégal appuyée par le Programme alimentaire mondial (Pam). Sa mise en œuvre dans 12 régions pilotes a favorisé  une scolarisation massive dans ces zones. En effet, les résultats enregistrés ont montré que les cantines scolaires se sont imposées comme un des déterminants les plus importants ayant permis de réaliser un Taux brut de scolarisation (Tbs) élevé. Cela s’est illustré par la recherche du Cres qui a montré que les cantines scolaires ont permis d’améliorer significativement la ration alimentaire à midi, d’augmenter la scolarisation des enfants et d’atténuer les effets de l’absence d’un petit déjeuner avant d’aller à l’école. Le programme a aussi et surtout un impact sur les effectifs scolarisés et sur les nouveaux inscrits, l’efficacité interne et les acquisitions cognitives. En somme, il est admis que les cantines permettent à l’enfant d’améliorer sa capacité de mémorisation, son niveau de connaissance, de raisonnement et de compréhension.

Avec un objectif planifié de couvrir 3.038 écoles élémentaires, préscolaires et quelques « daraas », soit 500.000 bénéficiaires tous les cinq ans, aujourd’hui le programme est confronté à d’énormes  difficultés. D’abord, l’alimentation scolaire est fortement dépendante de l’appui des partenaires et reste onéreuse dans son format actuel. L’essentiel des produits consommés dans les écoles sont importés. Ce qui explique le caractère extraverti de l’alimentation scolaire. A cela s’ajoute l’insuffisance des ressources nécessaires pour le fonctionnement correct des cantines. Le Pam, principal partenaire, a tendance à diminuer ses interventions pour satisfaire d’autres requêtes à travers le monde. Cela pose la nécessité de repenser l’alimentation à l’école afin qu’elle réponde de manière plus satisfaisante à la demande, tout en garantissant l’autonomie de son financement et sa pérennité.

Stratégies de pérennisation
Avec le retrait du Pam et face à la modestie des ressources, la clé de la pérennisation et de la mise à l’échelle du programme résident dans la diversification des partenaires et l’appropriation de la gestion par les communautés. Ainsi, un projet pilote de mise en place de champs  communautaires pour les cantines scolaires est en train d’être initié dans les régions de Kaolack. Ces champs sont implantés dans 26 villages pour environ 5.000 élèves. D’autres initiatives sont également prises  dans la vallée du fleuve. Elles visent à  ravitailler les cantines à partir de produits locaux.

Selon le directeur de la division des cantines scolaires, à travers ce projet, les capacités de l’Etat, des collectivités locales et les communautés seront renforcées pour une prise en charge endogène des activités d’alimentation scolaire. Abdoulaye Touré soutient que les cantines scolaires, au-delà des impacts positifs sur les rendements  scolaires, permettent aussi de lutter contre la faim, de promouvoir le consommer local et d’encourager les petits producteurs agricoles.

Le Soleil

 

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