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Séminaire du Conseil constitutionnel : Jean Paul Dias doute de la sagesse des 5 juges

Les centristes ‘Gaïndé’ n’ont pas retenu quelque chose de crédible du dernier séminaire organisé par le Conseil constitutionnel en direction de la présidentielle de 2012 avec comme toile de fond la contestation de la candidature du président Wade. Jean Paul Dias et ses camarades n’ont surtout pas apprécié que les partis soient laissés en rade dans ce débat hautement politique, organisé par des juges politiques. Suffisant pour que Jean Paul Dias et ses amis soupçonnent Wade d’avoir financé ce séminaire à son seul profit.

‘Comment le Conseil constitutionnel, juge politique, peut-il organiser un tel séminaire avec des juristes divers en excluant les partis politiques et les constitutionnalistes qui se sont illustrés dans le débat en cours, alors qu’aucun des 5 ‘sages’ n’est constitutionnaliste ?’, s’est la question que s’est posée le secrétariat national du Bloc des centristes Gaïndé. C’est pourquoi Jean Paul Dias et ses camarades estiment que si le Conseil constitutionnel décide d’envoyer les conclusions de son séminaire à Me Abdoulaye Wade, ‘c’est bien la preuve que c’est Wade qui a suggéré la tenue de ce séminaire et qui l’a financé. Tout cela à son seul profit. ’

Quant à M. Madani Sy, ancien professeur de droit et ancien ministre de la Justice, ‘qui a cru devoir se faire le porte voix du Conseil constitutionnel’, Le Bcg ‘attendait autre chose de lui. Il se permet de lui rappeler, respectueusement, que le président de la République n’est pas le seul acteur ayant l’initiative des lois tandis que les députés ont, non seulement, l’initiative des lois mais, à travers l’Assemblée Nationale détiennent seuls le pouvoir de voter la loi.’ Donc, poursuit le parti de Jean Paul Dias, il aurait été plus neutre de saisir l’Assemblée nationale qui peut seule modifier, éventuellement, la loi organique sur le Conseil Constitutionnel (une fois de plus on ne laissera pas toucher à la Constitution), ce qui n’est pas du pouvoir du président de la République. En conséquence, ‘le rapport aurait du être dirigé vers l’Assemblée Nationale, les députés des partis politiques qui y siègent à défaut de toute la classe politique, pas vers le président de la République seul et en priorité.’

Le Bcg affirme en outre qu’il aurait préféré voir un publiciste comme le doyen Sy ‘s’impliquer dans le débat quand il faisait rage, plutôt que de risquer d’apparaître comme servant de caution à une mascarade programmée.’ En effet, explique le Bcg, ‘après que la classe politique ait éventé le plan du Conseil constitutionnel de se déclarer incompétent dans l’affaire de la recevabilité ou non de la candidature de Wade, le Conseil écarquille les yeux pour affirmer, seulement aujourd’hui, ce que tout le monde a toujours dit, ce que le Code Electoral lui permet à travers les articles LO 116 et LO 118, ce que le raisonnement le plus élémentaire lui impose, à savoir qu’il a compétence pour se prononcer sur la recevabilité ou non de la candidature de Abdoulaye Wade, président de la République sortant.’

S’il faut un séminaire pour reconnaître l’évidence, Jean Paul Dias et ses camarades soulignent que la classe politique a raison de désespérer de ce Conseil là au moins sur cette question ‘car on le voit venir valider cette candidature unanimement rejetée. On n’attendra pas le Conseil constitutionnel sur cette question.’

En conséquence, le Bcg demande à tous les compatriotes, notamment au M23 de poursuivre le combat pour que Wade ne soit pas candidat ‘car il a fait 2 mandats d’autant que, politiquement, socialement, du point de vue de la sagesse et de l’efficience, un vieillard de 92 ans (en 2012) ne peut pas être admis à se présenter pour un mandat de sept ans à la tête de l’Etat.’

Le Sénégal sur le podium des cautions les plus exorbitantes

Se prononçant sur la caution à la présidentielle, le secrétariat national Bcg constate avec surprise qu’à 65 millions de frs cfa le Sénégal est sur le podium des cautions les plus exorbitantes d’Afrique francophone. ‘Elle devient plus élevée que celle de pays de loin plus nantis que le Sénégal, comme le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville (5 millions), comme la Côte d’Ivoire (20 millions), ou même la Rdc (ex Zaïre : 45 millions).’

Le Secrétariat National dénonce cette décision du ministre des Elections qui, ‘se faisant, vient de compromettre gravement le préjugé favorable que le Bcg lui conservait encore, malgré les réserves voire le rejet dont M. Cheikh Guèye avait fait l’objet de la part de l’essentiel de la classe politique.’

Par ailleurs, le Bcg signale au ministre des Elections ‘qui prétend que la caution constitue une condition de représentativité’ que ce concept n’existe ni dans la Constitution ni dans le Code Electoral. Lui, ne peut donc pas venir l’inventer. ‘Si, en l’an 2000, la caution avait été de ce niveau, Abdoulaye Wade n’aurait jamais été en mesure de se présenter, car il était fauché comme un rat d’église. Maintenant que lui et ses camarades sont bien repus, ils peuvent évoquer ce critère pour écarter les candidatures fantaisistes.’

Le Bcg répète que le meilleur moyen, le plus juste, le plus efficace, le plus démocratique pour contrer les candidatures fantaisistes, farfelues, de diversion etc…consiste à ajouter dans l’article LO111 ou LO 112 du Code électoral, (donc pas nécessité de toucher à la Constitution) que nul ne peut être admis à la candidature s’il n’a été ou n’est un élu (conseiller rural, municipal, régional, député, sénateur élu) ou s’il n’a siégé au Conseil des Ministres comme membre du gouvernement.

Walf

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