21 décembre, 2014
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SENEGAL-ASSAINISSEMENT Lutte contre les inondations : le financement de la phase d’urgence bouclé

SENEGAL-ASSAINISSEMENT Lutte contre les inondations : le financement de la phase d’urgence bouclé

Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, a annoncé, jeudi à Dakar, le bouclage du financement d’un montant de 66,375 milliards de francs de la phase d’urgence du Programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI 2012-2013).

 »Le financement de la phase d’urgence d’un montant de 66,375 milliards, sur lequel l’Etat du Sénégal, en dépit des difficultés, a pu libérer 17 milliards francs CFA du budget de 2012- 2013. A l’issue du tour de table, nous sommes heureux de constater et d’annoncer à notre population que cette phase d’urgence du Programme décennal de lutte contre les inondations a été bouclée’’, a-t-il notamment dit.

Amadou Kane présidait la table-ronde des bailleurs de fonds pour le financement de la phase d’urgence du PDLI, des programmes de gestion intégrée des ressources en eau et d’accès à l’eau potable et l’assainissement.

Il était entouré des ministres Khoudia Mbaye (Urbanisme et Habitat), Oumar Guèye (Hydraulique et Assainissement), Khadim Diop (Restructuration et Aménagement des zones d’inondations) et Youssou Ndour (Tourisme et Loisirs).

Le gouvernement a initié le PDLI d’une durée de 10 ans (2012-2022) et d’un coût de 776,988 milliards de francs CFA.

La phase d’urgence de ce programme pour 2012-2013, d’un montant de 66,375 milliards de francs CFA, a été validée lors du Conseil présidentiel sur les inondations tenu le 19 septembre dernier.

Concernant le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (PEPAM) et le Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE), Amadou Kane a indiqué que le gouvernement a obtenu des engagements des bailleurs de fonds à les financer.

Le ministre de l’Economie et des Finances a précisé que concernant le PEPAM, qui a démarré en 2005,  »il subsiste un besoin de financement de 250 milliards de francs pour achever les activités restantes destinées à favoriser l’accès à un assainissement adéquat des excrétas et des eaux usées ».

Il a ajouté que pour le Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE), les besoins de financement sont de 23,859 milliards de francs CFA dont un montant de 3,503 milliards de francs CFA est déjà mobilisé.

La table ronde a vu la participation de plusieurs partenaires techniques et financiers. Il s’agit de la Banque mondiale, de l’Agence française de développement (AFD), de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque islamique de développement (BID), de l’Union européenne (UE), de la Banque ouest-africaine de développement et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Les ambassadeurs de la Chine, de l’Espagne, de l’Arabie Saoudite, de la Corée, des Pays-Bas, du Japon et le représentant de l’Allemagne ont aussi pris part à la rencontre.

BHC/AD