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Sénégal: Cette violence qui inquiète !

La violence se développe dans notre pays à un rythme qui inquiète de plus en plus. Chaque jour, des cas les plus sordides sont rapportés par la presse.

La violence est souvent physique, morale, d’une façon permanente avec ces injures dont les auteurs sont souvent des responsables politiques.

Les réseaux sociaux qui garantissent l’anonymat, facilitent l’émergence de la race d’insulteurs publics. Assane Diouf croupit à Rebeuss sans procès, ce qui, en soi, est aussi une forme de violence, cette fois-ci émanant de l’Etat comme c’est parfois le cas.

La violence physique est une violence contre autrui et une violence contre soi-même.

Les cas de violence contre autrui font aujourd’hui légion. On tue pour n’importe quel prétexte. Parfois pour 100 FCFA. Non seulement les gens sont devenus violents, mais ils semblent n’avoir aucune crainte à devoir affronter la justice et son système répressif qui n’est guère dissuasif de nos jours.

C’est pour cette raison que beaucoup de Sénégalais pensent que le retour de la peine de mort pourrait faire reculer un phénomène qui prend des proportions inquiétantes.

Une situation à prendre très au sérieux par nos décideurs qui ne peuvent pas ne pas y réfléchir, même si le Ministre de la justice, tenant certainement compte des pressions internationales, exclut, d’emblée, tout retour de la peine de mort.

Toutefois, ce qui est aussi préoccupant, c’est l’expansion de cette violence contre soi-même. Les cas de suicide, d’immolation par le feu sont de retour. Cette violence sur soi, symptomatique d’un désir des auteurs de se faire comprendre par la société dans laquelle ils vivent, doit faire davantage réfléchir.

Si la violence contre autrui met à nu la défaillance de notre système répressif, celle contre soi interpelle plutôt notre propre mécanisme de solidarité organisée ou non.

Il est important aussi bien pour la société que pour l’Etat de mettre en place des mécanismes d’atténuation de la souffrance de gens frappés durement par le sort.

C’est connu, ceux qui se suicident veulent se faire entendre pour la dernière fois. Malheureusement, ce ne sera plus utile pour eux. L’essentiel est qu’il le soit pour les autres, ceux qui restent.

En tout état de cause, nous ne pouvons pas continuer à constater un phénomène aussi grave, sans réagir. Nous pensons en effet qu’il serait utile que les spécialistes en criminologie, en psychologie, en sociologie et que sais-je encore, se fassent entendre pour d’abord comprendre le phénomène et ensuite pour y apporter des solutions.

Il se passe de plus en plus de choses bizarres comme la disparition d’adultes sains d’esprit, l’homicide avec des mobiles bidon, la violence gratuite, l’indiscipline notoire, l’incivisme, etc. qui dénaturent profondément les relations sociales.

Les prêches dans les mosquées et églises, celles d’Oustaz dans les médias, la convocation des valeurs traditionnelles, ne font pas le poids devant l’individualisme et le désir de satisfactions de désirs matériels.

Si l’homme politique, censé être une référence peut transhumer aussi facilement, se dédire, insulter pour des postes et des strapontins, le citoyen lambda, face à son impuissance à profiter pleinement du système avec son incessibilité aux ressources publiques, croit devoir user de tous les moyens possibles pour alléger sa souffrance quotidienne de mal-vivre.

Ce dérèglement social généralisé, accentué par le manque de repères et l’attrait des civilisations étrangères par la magie de l’internet et du petit écran, pousse nombre de nos concitoyens à oser entrer dans la criminalité.

Cette délinquance qui est déjà très poussée dans des pays voisins et en Occident, semble accompagner la modernité. Lui est-il connexe ? C’est toute la question.

Assane Samb

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