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Sénégal et Côte d’Ivoire Les deux locomotives de la croissance économique dans l’UEMOA

L’essor économique des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait en revanche s’accélérer, porté par de solides investissements publics, surtout en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

L’activité économique devrait rester solide dans les pays de l’UEMOA, tirée par le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Ces derniers ont connu une croissance soutenue grâce à des investissements dans les infrastructures ayant un effet stimulant sur le développement. Selon la nouvelle édition d’ « Africa’s Pulse », un rapport semestriel de la Banque mondiale, au Sénégal, la croissance devrait être soutenue par de vastes réformes économiques. Tout en restant solide,  celle-ci devrait ralentir en Côte d’Ivoire, en raison des prix plus bas du cacao. Ainsi, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance de 2,4% en 2017, en hausse par rapport au taux de 1,3% de l’an dernier.  Mais les perspectives économiques s’annoncent difficiles. Inférieure au rythme de l’expansion démographique, cette croissance modérée ne suffira pas pour faire reculer la pauvreté dans la région. « La reprise économique est là, mais il reste beaucoup à faire pour conforter durablement l’assise de cette croissance. Sur plusieurs dimensions clés, les progrès sont timides, signe qu’il faut accorder davantage d’importance aux réformes structurelles», a déclaré hier Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique lors de la présentation de ce rapport.

Toutefois, ce document constate une perte d’efficience des investissements, en particulier dans les pays dont l’économie fait preuve d’une moins grande résilience. Cela est particulièrement vrai dans le développement des compétences, où les pays doivent comprendre pourquoi ils continuent d’avoir la main-d’œuvre la moins qualifiée au monde alors qu’ils investissent considérablement dans ce secteur (les dépenses d’éducation ayant été multipliées par sept au cours des 30 dernières années). D’après la  source, la région connaît une reprise à plusieurs vitesses.

Dans les économies les moins tributaires des matières premières, comme l’Éthiopie et le Sénégal, la croissance est restée globalement stable, toujours soutenue par les investissements dans les infrastructures et une meilleure productivité agricole. Quant aux pays exportateurs de métaux, ils profitent du redressement des cours internationaux sur fond de rebond de la production minière et des investissements. « L’inflation globale a marqué le pas dans la région en 2017, la stabilité des taux de change et la hausse de la production vivrière ayant atténué la flambée des prix des produits alimentaires », a souligné « Africa’s Pulse ». De ce fait, les mesures d’ajustement budgétaire, restées partielles, n’ont pas permis de réduire significativement les déficits. Cette situation rejaillit sur l’endettement public, toujours élevé. Les pays de la région doivent redoubler d’efforts pour remédier à l’insuffisance des recettes et contenir les dépenses afin d’atteindre l’équilibre budgétaire.

Zachari BADJI

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