Confidences

Sénegal: Et quelle démocratie modèle Par Elhad Yvon Mbaye

  • Date: 19 août 2016
Les fautes et ratés de notre Etat sont bien loin de leur épilogue. Nos gouvernants auront beau théoriser la démocratie voulue, au finish, le peuple endure avec récurrence celle qui lui est imposée. Une démocratie écorchée, s’échelonnant à travers d’innombrables interdits, obstructions voire une arrogance affichée, si ce n’est un mauvais chemin emprunté.
                                         Une Gouvernance Dictatoriale
 
Depuis qu’elles détiennent par-devers elles- mêmes, les rênes de notre chère république, ces autorités de l’APR et celles de leurs alliés sont les signataires, sans autre forme de procès, d’une panoplie d’interdits et d’obstructions envers les expressions confondues du citoyen sénégalais.  Ceci, par un régime policier allergique à toute autre action démocratique. Pas de meeting, de marche ni de sit-in. Même plus au citoyen, le droit de son choix. Comme si le mot d’ordre était : ” Vous venez avec nous, ou, tenez-vous tranquille, si non…” .
Prenant à contre-pied les recommandations de notre Constitution Républicaine, ceux-là qui nous dirigent depuis quatre bonnes années, se font quotidiennement une malheureuse pluie et un triste beau temps. Car, dans le cadre des lois et libertés, la coexistence de celles-ci est problématique. Quand chacun fait ce qui lui plait, on fait souvent ce qui déplaît aux autres. Il faut donc poser des limites à l’indépendance. C’est pourquoi, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme définit la liberté comme le pouvoir ”  De faire tout ce qui ne nuit à autrui “. Et Rousseau d’affirmer: ” Il y a point de liberté, sans loi “. Alors, faisant semblant de tout ignorer, nos gouvernants préfèrent des méthodes et solutions policières.
                                         Le Verbe Politique
 
Tous les pouvoirs politiques utilisent le langage, comme un instrument privilégié. L’homme politique est d’habitude un démagogue qui sait l’exploiter pour convaincre. Persuader et dissuader. C’est ce qui explique l’importance que ce vocable politique accorde à la presse qui,  considérée comme un quatrième pouvoir, peut influencer les opinions ou modifier les comportements. Donc, il y va d’une question de conscience humaine. D’ailleurs, selon Lalande : ” La conscience est l’intuition  que la sujet a de ses états et de ses actes “.
Dans un cadre géopolitique, il y a des intentions attribuées à des religieux et marabouts au Sénégal.  Des accusations encore jusqu’à nos jours, infondées et chimériques sur ces citoyens, dont le seul tord aura été, peut-être, une certaine attitude isolée. Et tout cela n’est qu’un égarement d’un gouvernement toujours frileux. Et pourtant, jamais le Sénégal n’a, une seule fois ,intéressé ces terroristes et djihadistes qui, aujourd’hui, dérangent et polluent l’atmosphère mondiale.
Mais, là où le bât blesse, nous semblons trop nous préoccuper de ces extrémistes, au point d’attirer leur attention sur nous. Or, le Sénégal n’est pas une terre à citer dans un concert d’exterminations de vies humaines. Évitons cette forme de provocation géopolitique, paradigme de dangers envers l’humanité. Nous sommes des adeptes de la paix. YA SALAM
                                         Vers Un 2019 Lugubre
Le monde entier et même nos pairs africains, envient le Sénégal, de la maturité politique et de la sage expérience en matière électorale, de son citoyen. Mais, toujours est-il qu’une certaine forme de gouvernance peut réveiller le démon de la violence. Pourquoi un forcing dans la refonte du fichier électoral?  Pourquoi encore créer, sans scrupule, un débat sur la nationalité ? Ne donne-t-on pas raison à ceux qui croient mordicus, à une intention délibérée de barrer la route à un Abdoul Mbaye et à un Karim Wade ?
Des baffles comme le Ministre- Conseiller Benoit Sambou, ne sont qu’un vouloir étatique et une esquisse de sondage, pour soupeser une future et proche réaction populaire. Puisque Descartes avait raison de dire : ” Je pense, donc j’existe “, méfions-nous donc des subterfuges, car les échéances de 2017 et celles de 2019 gardent toujours leur importance. Surtout, quand la masse électorale silencieuse ne s’est jamais laissé faire. Le spectre du 23 Juin 2011 gît encore dans nos esprits.
Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste- formateur
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