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Sénégal: le ministre de la Culture, une plaie au cœur du Pouvoir

Depuis plusieurs mois le torchon brûle entre le ministre de la Culture et ses collaborateurs.

Au lendemain de notre Indépendance (1960), le Président de la République, Léopold Sedar Senghor avait installé des bases solides pour développer le secteur culturel. En effet, conscient de l’importance de la place de la Culture dans le développement socio économique et culturel d’une Nation, des structures destinées à former des ressources humaines furent crées. Des efforts pour la pérennisation de notre dynamique culturelle ont été consentis par les Pouvoirs de Diouf et de Wade. Avec l’avènement de la deuxième Alternance, l’espoir du renouveau culturel renaissait. Etant donné que toute bonne gestion humaine repose sur un personnel qualifié, l’Etat du Sénégal envoya des Animateurs culturels à Lomé pour devenir des Conseillers aux Affaires culturelles, à l’Université L. Sedar Senghor d’Alexandrie d’Egypte pour renforcer leurs capacités, à l’Institut Supérieur des Arts et des Cultures (ISAC) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Lomé et Alexandrie prennent la charge de ces étudiants, le Sénégal les titres de transports. Le Ministère de la Culture doit par contre payer les études des étudiants (04) à l’Isac. D’autres structures comme le FESNAC (promotion des activités culturelles entre autres) déroulaient convenablement leurs programmes. Mais depuis l’arrivée du ministre actuel, tout est sens dessus dessous.

D’abord, il refuse de payer les salaires des Animateurs culturels contractuels depuis le mois Février. Ces agents constituent le gros de l’effectif du Ministère de la Culture ( services centraux, Centres culturels régionaux,…).

Ensuite, il dégage toute sa responsabilité concernant les charges des fonctionnaires en formation. Ceux qui sont en Egypte sont confrontés aux difficultés de titre de transports pour revenir, les plus chanceux c’est-à-dire ceux de l’ISAC, n’ont pas payé, il a fallu un geste humanitaire du Directeur pour les laisser poursuivre leur Master.

Enfin, pour couronner tout ce tableau peu reluisant, au cours d’une réunion de coordination, il traite ses collaborateurs de ….mouchards, puis boude la réunion qu’il a lui-même convoquée.

Depuis lors, le climat est malsain, la Directrice du Livre, ne pouvant supporter son comportement qui frise l’arrogance, démissionne, suivie quelques semaines plus tard par le Secrétaire Général, l’homme du sérail. Tout le reste de la troupe est soumis aux chantages et menaces. Il s’est entouré de ses fidèles de l’ancien régime qui acceptent de faire les sales besognes.

Pour montrer qu’il travaille, il sillonne les régions en organisant des concerts « ambulants » qu’il appelle « diversité culturelle » très coûteux (environ 50.000.000 f cfa/ région.

Paradoxalement, il refuse de payer ses fonctionnaires (faute d’argent), un Ministère qui a un peu plus six milliards de frs comme budget.

Seul Monsieur le Président de la République, Macky Sall détient la solution.

De grâce, Monsieur le Président de la République, sauvez ce Ministère en le mettant entre les mains des hommes « qu’il faut à la place qu’il faut » c’est-à-dire des hommes de culture.

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