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Sénégal : Pourquoi la limitation des partis politiques est devenue inutile

  • Date: 18 mai 2016

 Depuis que le président Diouf a ouvert les vannes dans les années 80, le nombre de partis politiques n’a cessé d’augmenter au Sénégal. De quatre, sous le président Senghor, avec la loi du 06 avril 1976 qui n’admettait que quatre courants, ils sont passés à plus de 250, aujourd’hui.

Les derniers à se lancer dans cette dynamique sont Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre et Modou Diagne Fada, député, président du Groupe parlementaire libéral à l’Assemblée nationale.

D’autres formations politiques vont naître dans les prochaines semaines. C’est ainsi le Sénégal. Qu’ils soient frustrés par un compagnonnage politique antérieur ou simplement désireux de briller sur la scène politique, ces nouveaux leaders de partis désirent âprement participer à l’œuvre de construction nationale par la participation aux différentes élections, dans la mesure du possible. Qui peut leur en empêcher ?

On peut cependant penser qu’il y a trop de partis politiques. L’actuel ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, n’a pas caché son exaspération après les locales de 2014 au regard du nombre des listes présentées. Ainsi, il a pensé, au sortir de ces échéances électorales, qu’il faut rationnaliser. Mieux, l’idée de demander une caution a été agitée. Il s’agit simplement de mettre en place des garde-fous nécessaires à un meilleur exercice démocratique, selon les autorités.

Toutefois, nous pensons qu’au regard des nouvelles lois qui vont entrer en vigueur du fait du référendum tenu il y a quelques semaines, la limitation des partis politiques est devenue inutile. Car, toutes les mesures préconisées pour limiter le nombre de candidats aux différentes élections sont rendues caduques par le fait que des candidatures indépendantes sont désormais admises. C’est dire que tout Sénégalais pourra, dans les prochains jours, avec un simple mouvement et même individuellement, participer à toutes les élections. On n’aura plus besoin d’un parti pour se présenter à des élections. C’est décidé par voie référendaire.

Dans  ces conditions, pourquoi serait-on tenté de limiter le nombre de partis politiques ?

Et d’ailleurs, ce serait même un recul démocratique. Car, il convient de rappeler que le principe de création d’un parti politique obéit au même principe que celui de création d’une association. Il est régi par la loi 81-17 du 06 mai 1981 modifiée par la loi 89-36 du 12 octobre 1989.

Il s’agit de permettre à tout groupe de Sénégalais qui le désirent de créer un parti. C’est une preuve de vitalité démocratique, une expression de l’exception sénégalaise.

Au demeurant, c’est parce qu’au Sénégal la liberté d’association est admise, gratuitement et celle d’expression consacrée que les relations humaines sont pacifiées au point de ne pas mettre en jeu la stabilité de l’État. Si Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre de Macky Sall n’est pas content de lui et ose le dire tout haut, c’est la preuve que rien ne lui arrivera, sinon quelques réactions de Mimi Touré ou d’autres personnes qui sont libres de ne pas être d’accord avec lui. C’est cela la démocratie. Toute autre démarche sera hasardeuse. On ne peut pas, en effet, se permettre de restreindre la liberté d’association ou de création de partis politiques au moment où l’on permet à tout citoyen de participer librement à toutes les élections, sans être sous la bannière d’une quelconque formation politique.

La démocratie a un coût. Elle nous a valu d’être le seul pays de l’Afrique de l’Ouest à n’avoir pas connu de coups d’État. C’est dire que nous sommes sur la bonne voie. Laissons les Sénégalais créer autant de partis politiques qu’ils voudront. L’essentiel est de mettre certains garde-fous liés à la nécessité d’un siège, de réunions périodiques, un bilan financier pour contrôler l’origine des fonds, etc.

Pour le reste, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Assane Samb

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