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Le Sénégal se dote d’un centre de gestion d’urgence

Cet outil devrait permettre au pays de mieux coordonner les urgences et de faire face aux catastrophes naturelles, selon le président Macky Sall

Le Soleil En inaugurant, hier, le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), le président de la République, Macky Sall, a déclaré que le Sénégal dispose désormais d’un outil lui permettant de mieux coordonner les urgences et de faire face aux catastrophes naturelles. Ce centre sera d’un grand apport dans la prévention et la lutte contre des maladies infectieuses et celles dites émergentes.

Après Kaolack et Fatick, le chef de l’Etat était hier au Centre hospitalo-universitaire de Fann. Macky Sall y a inauguré le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous). Construit sur une superficie de 1.500 m2, le Cous a pour vocation de coordonner les urgences sanitaires. En coupant le ruban du centre aux traits véhiculant la modernité, le Président de la République a fait savoir qu’il est l’un des premiers en Afrique. A vrai dire, l’infrastructure sanitaire est dotée d’équipements répondant aux standards internationaux. C’est un nouveau jalon que le Sénégal vient de poser dans le domaine de la lutte contre les maladies et la prise en charge des urgences sanitaires. « La création du Cous témoigne l’ambition du Sénégal d’instaurer durablement la culture d’anticipation pour détecter et gérer les urgences de santé publique avec efficacité et méthode », s’est-il félicité en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre d’Etat.

Macky Sall a également relevé que la construction du centre « répond à l’impératif de renforcer nos capacités » pour permettre au Sénégal de faire face aux épidémies, notamment les maladies infectieuses et émergentes et à toutes les menaces d’origine biologique ou chimique. « Cette infrastructure améliorera l’efficacité d’un dispositif d’alerte et d’action établi par le Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondiale », a déclaré le Chef de l’Etat. Lequel, a-t-il poursuivi, « traduit l’engagement de la communauté internationale à soutenir tous les pays dans le renforcement de la capacité d’alerte en vue de construire un monde plus sûr ».

Menace à la sécurité sanitaire
La plus haute autorité sénégalaise a démontré qu’au-delà de la maladie à virus Ebola, qui est à l’origine de la construction du Cous, il y a plusieurs risques liés aux pathogènes infectieuses, aux catastrophes naturelles, à l’insécurité alimentaire, au bioterrorisme ainsi qu’aux accidents nucléaires qui continuent de menacer la sécurité sanitaire mondiale. « C’est pourquoi la Cedeao et l’Union africaine ont décidé de mettre en place des centres de contrôle de maladies pour le développement d’un réseau de centres de référence dans différents Etats membres », a-t-il informé.

Selon lui, « pour que ces systèmes fonctionnent, il faut qu’il y ait de bonnes unités nationales. Car il est important que les centres nationaux puissent être fonctionnels en vue d’avoir une réponse communautaire et globale ». Le Président Sall a indiqué que cette politique communautaire est conforme au règlement sanitaire international résultant de l’accord qui engage l’ensemble des Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à collaborer au profit de la sécurité sanitaire. Et le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, accorde un intérêt majeur à la paix, à la sécurité et surtout à la santé, gage d’un développement inclusif et durable. « En effet, l’Etat du Sénégal, conscient du rôle que joue la santé dans le processus de développement national, a placé ce secteur au rang de priorité absolue », a réaffirmé le Chef de l’Etat. Il a précisé que l’inauguration du siège du Cous, réalisé dans le cadre de la coopération bilatérale entre les Etats-Unis d’Amérique et le Sénégal, participe au renforcement de la sécurité sanitaire. Tout en remerciant les autorités américaines pour avoir accepté de financer cet important outil, Macky Sall s’est réjoui de la qualité de construction et de l’équipement mis en place. Il a, dès lors, exhorté le ministre de la Santé à veiller à la maintenance et au bon fonctionnement de l’infrastructure.

Eugène Kaly

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