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Le Sénégal simule une attaque terroriste en pleine mer

Les Forces de défense et de sécurité ont effectué, du 26 au 27 décembre 2018, une impressionnante série d’exercices simulant une attaque terroriste. Elles ont agi sur la base d’un scénario de tentative d’intrusion de terroristes dénommé « Samarex Dakar 2018 »

 Le Sénégal ne lésine pas sur les moyens pour parer à une éventuelle attaque djihadiste. Pour autant multiplie-t-il les actions pour mettre les populations à l’abri de cette nouvelle forme de folie meurtrière, avec son corollaire de morts chaque jour sur le continent et la planète. A travers un exercice de simulation, il a été mobilisé le GIGN, la police nationale, bref les forces de défense et de sécurité, pour préparer une riposte à une éventuelle attaque terroriste. Le scénario de l’exercice : la marine nationale est informée de la présence d’hommes armés à bord d’un navire à passagers du Cosama faisant route vers Ziguinchor, avec 180 personnes dont 165 Sénégalais, 8 Français, 4 Gambiens, 3 Bissau-guinéens et une prise en otage de passagers. Le nombre d’hommes en arme reste pour le moment inconnu. Le centre de coordination des opérations de la marine nationale, qui est informé par le Cosama, met en œuvre les  procédures requises conformément aux dispositions du PNUIM. Les  plans Surmar et Sar sont déclenchés, le CNC est activé et un PC de crise est mis en place et les procédures internes du Cosama ainsi que  le plan de sureté et le plan de coopération SAR d’un navire à passagers du «COSAMA» sont déroulés. Ainsi, les unités navales  d’intervention, la force spéciale mer, le vecteur aérien d’appui ainsi que la compagnie NRBC, le NEDEX, le GIGN, la BIP et le Samu  national sont déployés dans leurs places d’intervention respectives, le plan  de sureté de la gare Maritime internationale de Dakar et un plan de communication de crise  sont mis  en œuvre.

Amiral  Aliou Moussa Sow, secrétaire général de la Haute autorité  chargée de la coordination de la sécurité maritime, de la sureté  maritime et de la protection de l’environnement marin (HASSMAR), a indiqué que le Sénégal dispose d’une capacité minimale d’intervention. Selon lui, aujourd’hui, avec une marine nationale  moderne et des hommes très compétents, entre  autres, il y a une capacité de réaction appréciable et crédible. « Nous avons organisé un exercice de déploiement des moyens maritimes, aériens et terrestres de l’Etat  dans le cadre du plan national d’intervention d’urgence en Mer », a expliqué l’Amiral Sow.

A l’en croire, les exercices de grandeur comme celui d’aujourd’hui (hier), à défaut de les faires tous les deux ans, on peut essayer de les faire tous les ans.  Cependant, le temps est dans le maintien de rythme, l’entrainement  et la formation pour être prêt à toutes éventualités. En effet, l’objectif principal de cet exercice est de renforcer les mécanismes de conduite et de coordination par les parties prenantes au Plan national d’Interventions d’Urgence en mer (PNIUM) face à un incident maritime majeur. Il permettra  également  de tester  les capacités  des différents  acteurs,  parties  prenantes au plan  national de recherche  et de sauvetage  maritime (Plan SAR), au plan  national  de sureté  maritime (Plan  SURMAR) et au plan national  de lutte  contre  la pollution  marine (POLMAR), dans le cadre de la gestion d’une situation d’urgence en mer, mais aussi de se  conformer aux recommandations de l’organisation maritime  internationale (OMI).

 

Zacharie BADJI  

 

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