ECONOMIE

SÉNÉGAL/UNION EUROPÉENNE Des accords de pêche qui spolient la mer et le budget de l’État

  • Date: 15 juin 2016

Le Sénégal a signé, cette année, un accord de pêche avec l’Union européenne (Ue). Un accord qui a suscité l’ire des différents acteurs de la pêche mais aussi du Collectif des organisations qui s’occupe du secteur. Ce dernier a rencontré la presse pour dénoncer ce qu’il appelle « un pillage organisé ».

Ils ont longtemps mené la bataille pour que ces accords ne soient pas signés, en vain. Pourtant, à y regarder de près, tout indique que les inquiétudes de ces professionnels de la pêche sont fondées. D’abord, il convient de souligner que l’accord de pêche avec l’Union européenne (Ue) ne satisfait pas aux intérêts économiques du Sénégal. Pour de multiples raisons liées au fait que c’est le Sénégal qui, finalement, perd au change. La première raison est que les accords précédents prévoyaient le paiement à Dakar, de la compensation sur la pêche, une ardoise de 12 milliards F Cfa pendant que les nouveaux accords ne portent cette compensation qu’a 5 milliards F Cfa. Cela réduit considérablement les entrées financières dans le budget du pays. Or, la pêche est l’une des principales sources d’exportation du Sénégal et joue un rôle très important dans l’économie parce que constituant 12% du PIB.

Il s’y ajoute qu’avant, 80% des chalutiers européens devaient être composés de Sénégalais. Une pourvoyeuse d’emplois pour les jeunes confrontés aux difficultés du chômage.  Ainsi, la signature des nouveaux accords a causé la perte de 1500 emplois. Ces accords ne contribuent pas au développement de la pêche ni au Sénégal ni dans les autres pays africains. Il induit seulement une perte d’emplois et provoque l’augmentation du nombre de migrants qui vont en Europe ou ailleurs pour chercher de meilleures conditions de vie. Selon l’accord, seulement 8 des 38 chalutiers européens doivent se décharger dans les ports sénégalais. Cela ne permet pas au service compètent de contrôler effectivement les activités de pêche des autres navires pour bien jauger leur conformité avec les normes sénégalaises.

Cela, manifestement, provoque l’augmentation du volume de la production illicite et engendre la minimisation du coût d’exportation frauduleuse de la pêche. En outre, il n’est pas prévu des mécanismes effectifs du contrôle de l’observation des règles de la pêche dans l’accord. Car, l’accord ne permet que l’accès de 2 observateurs seulement de la Gestion du contrôle du métier de poisson du Sénégal dans chaque navire. En réalité, les armateurs européens résistent à l’admission de Sénégalais sous divers prétextes pour la tenue de l’inspection. Or, le contrôle de tous les chalutiers étrangers qui attrapent le poisson dans les eaux territoriales du Sénégal est effectué par les Européens avec l’utilisation des drones français.

La France est pour beaucoup responsable du bas niveau de la pêche au Sénégal. Il  est nécessaire que les Français et ses partenaires européens compensent entièrement tout le préjudice causé par eux par le même mécanisme par lequel la Turquie a obtenu des milliards de compensation pour le problème des réfugiés.

Abdoulaye  Diop

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