SOCIETE

SERIE DE MEURTRES EN BANLIEUE- Trois personnes tuées en 72 heures

  • Date: 2 novembre 2016

En l’espace de quelques jours, trois personnes ont été tuées pour des motifs divers dans la banlieue de Dakar. Les riverains inquiets, cherchent des réponses.

 La banlieue vit sous la coupe réglée des chauffards, brigands et malfrats. Si ce ne sont pas des accidents, ce sont des actes d’agressions qui se multiplient de jour en jour à travers toute la banlieue et qui frappent d’honnêtes citoyens. Trois meurtres en l’espace de 72 h ont été signalés à Boune, Camberène et Yeumbeul. En effet, c’est un homme de 18 ans qui a été écrasé, à hauteur de la route de Boune, près du poste courant, par un bus Tata qui roulait à vive allure. Un acte suivi du meurtre d’un étudiant de 23 ans à Camberène par son ami qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de disparaître dans la nature après avoir commis son forfait (il a été arrêté hier à Saint Louis). S’ajoute à cela, un jeune qui a été poignardé à mort par son ami à Asecna Sans Fil de Yeumbeul. Des actes qui témoignent bel et bien de l’insécurité grandissante dans la banlieue depuis un certain temps.

A propos de l’accident,  El Hadji Guèye, qui fait partie des témoins, soutient que ‘’c’est au moment où le garçon traversait la route qu’il a été heurté par le chauffeur. Il est mort sur le coup. Le bus Tata qui roulait à toute vitesse, lui a roulé sur la tête.’’ Selon toujours les personnes trouvées sur place, des accidents de ce genre font légion au niveau de la route de Boune qui est devenue un ‘’axe de la mort’’ pour les passants. ‘’Il ne se passe pas un mois ou une semaine sans qu’on n’enregistre un à deux morts à hauteur de cet endroit où roulent à vive allure les voitures de transport en commun », nous confient les riverains. Alertés par les populations, les sapeurs pompiers qui se sont transportés sur les lieux, ont déposé le corps sans vie de la victime à la morgue, après le constat de la police.

Pour le cas de l’étudiant qui a été tué par un ivrogne à Camberène,  l’auteur des faits lui avait d’abord demandé des pièces de monnaie pour l’achat de la cigarette. Le garçon lui répond qu’il n’avait rien sur lui.  C’est ainsi que son ‘’ami’’, déçu, l’attaque par surprise et lui donne un violent coup de couteau dans le cou. L’étudiant tombe raid, rendant l’âme sur le coup. Pris de peur d’être lynché, l’auteur des faits s’est fondu dans la nature. Il est activement recherché par la police. Il faut signaler que beaucoup de zones enclavées, comme Camberène, sont fréquentées par des malfrats de tous bords, qui ne sont point inquiétés.

Interrogés par Rewmi, les habitants de ‘’Sans fil Asecna’’, témoins de l’altercation entre deux hommes et qui a abouti à mort d’homme, déclarent que la cause est cornet de cacahuètes. La victime avait demandé à son bourreau de ne pas toucher le cornet de 50 Francs d’arachides que son ami avait acheté. Croyant à une taquinerie entre amis, il a refusé et a chipé quelques graines. C’est ainsi que son bourreau a saisi un couteau et l’a poignardé à deux reprises. Une enquête a donc été ouverte par la police  pour éclaircir cette affaire qui secoue tout un quartier. Un autre crime a été enregistré à Keur Mbaye Fall où un jeune garçon avait été lynché à mort par les populations. Il était accusé de plusieurs cas d’agressions et de vols. Un acte qui est à l’origine de l’arrestation de quelques jeunes de la localité.

Face à cette série de meurtres, les populations riveraines cherchent des réponses. Abdoulaye Sarr, un habitant du populeux quartier de Yeumbeul, estime que la récurrence des cas de meurtres est due au fait que la plupart des jeunes n’ont rien à faire et veulent satisfaire leurs besoins. ‘’L’oisiveté des jeunes a atteint une proportion inquiétante. Comment voulez-vous qu’un jeune qui a un avenir incertain puisse satisfaire ses besoins ? À mon avis,  plusieurs cas de meurtres s’expliquent par le taux de chômage’’, dira-t-il.

Sada Mbodj

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