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Serieuses perturbations dans le système éducatif L’Etat craignant une année blanche, anticipe les compositions

La jonction diversifiée des centrales syndicales donne des sueurs froides à l’Etat. Vu la détermination des enseignants, l’Etat a pris les devants. Et de quelle manière !

La totale réussite du dernier plan d’action du Cusems et du Grand Cadre donne des idées à l’Etat. A l’issue d’une réunion d’urgence tenue au Ministère de l’Education nationale, une note circulaire a été envoyée à tous les chefs d’établissement. Objectifs : avancer la date des compostions du premier semestre. C’est donc du 22 janvier au 05 février que ces évaluations vont se tenir. Du jamais vu dans l’histoire de l’élaboration des évaluations pédagogiques dans le système scolaire sénégalais. Cela fait suite au dernier Conseil des ministres où Serigne Mbaye Thiam a fait une communication sur les risques d’une année blanche ou invalide, tant la détermination des diverses centrales syndicales inquiète au plus haut niveau. Et comme l’Etat ne compte pas donner aucune suite aux revendications renouvelées des enseignants, on pare au plus pressé. Au plus malin. Mais ce que l’Etat n’intègre pas dans ses stratégies, c’est que les enseignants organisent et coordonnent toutes les évaluations.  Et un boycott des compostions, ou mieux, la rétention des notes, pourrait conduire à une escalade. Encore que les enseignants ont du mal à digérer l’affront historique que l’Etat leur a fait vivre l’année dernière en les menaçant de radiation. Cette année, ils semblent tenir le bon bout car ils ne sont plus seuls dans leur combat. C’est tout le front social qui est en ébullition. Et comme pour en rajouter une couche, l’opposition dans divers cadres, affûte ses armes et annonce la couleur. Face à toutes ces pressions, les services du Ministère de l’Education nationale, sur instructions, ont décidé de couper l’herbe sous les pieds des grévistes. Car en temps normal, la présente date retenue pour les compostions pour les classes de troisième et terminale coïncidait chaque année à celle des deuxièmes devoirs. Et c’était vers mi-mars que se tenaient les compositions du premier semestre. Les élèves allaient en congés de pâques avec leur premier bulletin semestriel. Maintenant, il reste à voir quelle conduite vont tenir les centrales syndicales face à cette nouvelle donne. Ce que l’on sait par ailleurs, c’est qu’aucune nouvelle revendication n’est réclamée par les enseignants. Ils ne demandent à l’Etat que le respect des accords de 2014.

Pape Amadou Gaye

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