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Session académique Ansts : L’eau et des urgences au cœur des débats

L’Académie nationale des Sciences et Technologies du Sénégal (ANSTS) a tenu une session académique sur la gestion de l’eau et celle des urgences. Au cours de cette rencontre, les deux panélistes ont mis l’accent sur ces deux thèmes qui restent une véritable préoccupation pour les populations. Ils n’ont pas manqué de donner des solutions pour y faire face.

 « Sécurité de l’eau pour une sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne », c’est le premier abordé par Dr Boubacar Barry de l’institut international de gestion de l’Eau. Selon ce chercheur, en 2050, si on ne fait pas attention, on aura une pénurie d’eau. « Il faut un développement des ressources en eau et nous ne disposons pas du capital nécessaire pour disposer de l’eau », a dit-il. Et d’ajouter : « Nous avons besoin de beaucoup plus d’eau pour la production alimentaire et pour les usages domestiques ». Selon les statistiques, pour la boisson, 2 à 5 litres sont utilisés par jour et, concernant les usages domestiques, ils sont estimés de 20 à 500 litres par jour. En ce sens, il a été relevé que l’irrigation utilise la plus grande part dans le monde, -70% dans le nord et 86% en Afrique. « Des progrès ont été réalisés dans le domaine de l’eau par la production alimentaire agricole », dit Dr Boubacar Barry qui indique que l’ère de l’expansion rapide est terminée. A l’en croire, il ya une vulnérabilité climatique extérieure avec la sécheresse et les inondations, ce qui explique une hydrologie complexe.  « Il faut adopter une approche équilibrée, cibler les investissements pour exploiter le potentiel de l’agriculture pluviale et irriguée. Mais également reconnaitre et exploiter les superficies potentielles élevées par une approche intégrée », préconise Dr Boubacar Barry de l’institut international de gestion de l’Eau.

Le Général Bacary Diatta a fait des recherches sur  l’organisation et le fonctionnement des services des urgences. D’après lui, l’urgence est une entité clinique bien individualisée dans un hôpital autonome et qui  fonctionne 24 heures sur 24. « La problématique des urgences se caractérise dans notre pays par des absences de régulation, délai d’attente long, encombrant, manque de confort, ambiance sonore, durer de séjour trop long, manque de ressources humaines, et une logistique non disponible », fait-il savoir. Général Bacary Diatta relève des manquements dans la gestion des flux avec des patients d’accompagnant, la gestion des actes médicaux et de recouvrement. « 94,9% des patients viennent sans contact médical d’où la nécessité d’une optimisation de la prise en charge des soins.  Il faut en amont, une régulation médicale avec le Samu, les sapeurs pompiers et les privés », soutient le spécialiste. En guise de solutions, il propose de maintenir les acquis ; voire les améliorer, création des unités de proximité à double flux et promouvoir des unités mobiles. Sur cette liste, il y ajoute la définition des paquets de service, les recouvrements, minimiser les imputations des régimes d’assurance de risque maladie, la mobilisation des ressources (synergie d’actions entre l’Etat, les collectivités locales, industries pharmaceutiques) et une communication stratégique.

Ngoya NDIAYE

 

 

 

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