22 octobre, 2014
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Sévices dans les lieux de détention- Le ministre de la Justice déclare la guerre aux tortionnaires

Sévices dans les lieux de détention- Le ministre de la Justice déclare la guerre aux tortionnaires

Les cas de tortures entrainant la mort des prévenus dans les commissariats et casernes de gendarmeries sont devenus récurrents au Sénégal. Le nouveau Garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, promet des changements dans le système judiciaire. Sus aux tortionnaires, dirait-on !

Au Sénégal, en moins de 12 ans, plus de 25 personnes ont perdu la vie dans les lieux de détentions, avant leur jugement. Les formes de tortures que leur font subir les forces de l’ordre, ont souvent été évoquées dans les causes du péril. Aussi, lors d’un séminaire organisé, hier, sur les droits de l’Homme, est-on revenu sur l’importance de la défense des droits de l’homme. Très attendu sur ces manquements, le nouveau ministre de la justice, Me Sidiki Kaba, a promis d’apporter de probants changements. «Ce qui me parait être important dans les axes politiques, c’est d’abord, la modernisation de la justice, la lutte contre l’impunité, veiller au respect des lois de la défense qui sont des lois sacrées, veiller à la présomption d’innocence et à ce que l’ensemble des procès qui s’organisent sur le continent, particulièrement, au Sénégal, puissent respecter les normes et garanties internationales. Mais également, faire en sorte que sur la question de la garde à vue, parce que faite dans des lieux où, très souvent, sont signalés des cas de torture, l’avocat ait la possibilité d’apporter immédiatement son assistance à une personne qui peut être inculpée», a fait savoir le Garde des Sceaux. Toujours sur ce paradigme de réformer la justice, le ministre, à propos de l’aide juridictionnelle, de prôner que les sénégalais, même les plus démunis, aient accès à la justice et que cette justice soit de proximité. «Nous verrons donc comment les tribunaux seront beaucoup plus proches des lieux de vie des citoyens et des justiciables et que le détenu, également, voie ses droits préservés», a-t-il précisé. Daouda Seck, un des organisateurs de la cinquième session d’enseignement en droit international et comparé des droits de l’homme, se félicitera des propos du ministre de la justice.

Aïssata DIA

(Stagiaire)