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Seydina Insa Rouhou Lâhi, 1er khalife des layènes : La mission divine d’un fils élu de Dieu

Seydina Insa Rouhou Lâhi a marché sur les pas de son vénéré père, Seydina Limamoulaye « Al Madhi » ( Psl). Premier khalife de la communauté layène, il a, de son vivant, exhorté les fidèles au respect scrupuleux des préceptes de l’Islam et des enseignements de son illustre ascendant. A cet égard, il n’a jamais toléré les comportements contraires aux principes de la religion musulmane.
Après le rappel du Mahdi auprès d’Allah le Tout-puissant et le Très miséricordieux en 1909, c’est son fils aîné, Seydina Insa Rouhou Lâhi, né en 1876 à Yoff, qui lui succéda à la tête de la confrérie, conformément à la désignation de Limamou de son vivant. A 33 ans, Seydina Insa Rohou Lahi venait d’hériter de la charge de khalife général des Layènes, dans un contexte social très particulier. Faut-il le rappeler, Seydina Limamou avait inculqué à son fils aîné, une éducation religieuse à l’aune de la redoutable et exaltante mission divine qui l’attendait dans cette partie occidentale de l’Afrique. Mieux, Seydina Insa était sous l’aile protectrice de son illustre père. Ainsi, il connut une enfance dédiée exclusivement à l’apprentissage du saint-coran, à la « sunna » et à la « charia ». Et naturellement, il vécut les dures épreuves traversées par son vénéré père et sa communauté (exil à Gorée), simplement par le bon vouloir du colonisateur qui ne pouvait tolérer l’audience grandissante de Limamou Lahi sur toute l’étendue du Cap-Vert. Malheureusement, un malentendu finit par provoquer la séparation entre les deux saints. Une incompréhension née, selon certains témoignages, de la divergence de points de vue sur le mariage de la petite sœur de Seydina Insa, Aïta Sène Thiaw. Seydina Issa décida alors de quitter la maison familiale. Mais d’autres versions rapportent que c’est son vénéré père qui lui a demandé de partir. Mais, il est plus lucide de classer ce départ et cette pérégrination qui l’ont tour à tour conduit chez Youssou Momar Guèye à Dakar, chez Mor Wade à Pout et à Ngâkham chez le saint Mamour Diakhaté, comme un test d’endurance, un prélude à l’accomplissement de sa mission divine. La preuve, Seydina Insa a consacré son séjour à Ngâkham à la consolidation de sa formation de base et à la quête perpétuelle du savoir. « Seydina Insa resta deux à trois ans avec ses compagnons : Aliou Wane, Libasse Dione et Libasse Mboup. Ce dernier raconte que Seydina Insa passait son temps à lire le saint-Coran et à psalmodier à haute voix la formule de l’unicité de Dieu : La ilâha illa Lâhou », écrit le professeur Assane Sylla. Dans ce même ordre d’idées, le Tout-puissant avait offert à Insa Rohou Lahi, le pouvoir d’entrevoir les événements ou certains phénomènes qui pourraient arriver dans un avenir plus ou moins proche. Un exemple parmi tant d’autres, en 1909, au mois béni de ramadan, il s’évanouit en poussant des cris.

Après avoir repris connaissance, répondant à sa femme Khady Sall, il lui dit : « Vous auriez certainement fait comme moi si vous aviez vu le spectacle qui s’est offert à moi. J’ai vu, d’un seul coup, le ciel couvert d’anges montés sur des chevaux sur toute l’étendue du pays, de Ngor à l’extrême Est, tous d’une blancheur éclatante, formant une vaste tente ». Ces signes étaient annonciateurs d’une mauvaise nouvelle qui allait plonger la communauté layènne dans la consternation : le retour auprès du Très miséricordieux, du vénéré Limamou Lahi le vendredi 2 novembre 1909. Une page venait de se fermer dans l’histoire de cette confrérie dont la destinée était désormais entre les mains de Seydina Insa Rohou Lahi. Fort heureusement, le saint de Cambérène raviva de belle manière le flambeau allumé par son illustre père. La succession de Seydina Limamou par son fils Seydina Insa conforte les Layènes de la mission divine des deux hommes. « L’accession de Seydina Issa au Khalifat c’est-à-dire à la succession de Seydina Limamou à la tête de la confrérie layène, constitua non seulement une confirmation des prédications de ce dernier, mais aussi, une preuve supplémentaire pour les Layènes, de la véracité de la mission de ces saints maîtres. Pour eux, le Madhi annoncé par Muhammad ( Psl) étant Seydina Limamou, son successeur ne pouvait être, comme déjà prédit par Muhammad, que Jésus-Christ (Insa pour les musulmans revenu en seconde mission), lit-on sur le site de la confrérie des layènes. D’ailleurs, le professeur Assane Sylla a abordé cette question lors de l’entretien qu’il nous a accordé et mettant l’accent sur les faits symboliques et illustratifs. « L’élément qui démontre que Seydina Issa est le messie c’est qu’il est né lorsque son père avait 33 ans.

Il a pris la succession de son père à l’âge de 33 ans. Son père avait 66 ans. Il est resté 40 ans de 1909 à 1949 exactement comme l’avait prédit l’auteur de « Khissatul Anbiyayi ». Dans ce livre, il est dit qu’Issa remplacerait son père à l’âge de 33 ans et il resterait 40 ans. Il serait mort après avoir laissé des enfants et enterré à Médine, Kem-Médine . C’est la déformation des wolof qui a donné Cambère », nous dit le professeur Assane Sylla. Poursuivant, il dira selon les témoignages qu’il a recueillis le jour du retour de Seydina Issa, il y avait la présence des dignitaires chrétiens dans les environs où devrait descendre Seydina du train. « Un des anciens que j’ai interrogé m’a dit qu’il a entendu une conversation entre deux blancs. L’un disait à l’autre qu’il a entendu des dignitaires chrétiens qui disaient que Jésus doit descendre aujourd’hui à Yarakh. Alors, lui, il a su que Jésus c’est Seydina Issa Laye. Alors il est allé tout droit à Yarakh les rejoindre. Les abbés étaient là et fouillaient un peu partout. Et Seydina est descendu a pris son cheval et s’est mis à faire la prière ; il a prié et est retourné à Yoff où son père est mort et après il restait maître de la communauté layènene », nous renseigne le professeur Assane Sylla.


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