31 juillet, 2014
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Sharp se tourne vers Samsung pour se relancer

Sharp se tourne vers Samsung pour se relancer

Le fabricant d’écrans japonais Sharp, un des fournisseurs d’Apple, veut désormais accroître ses ventes au sud-coréen Samsung Electronics, grand rival dans les smartphones du fabricant d’iPhones, dans le cadre d’un plan de redressement sur trois ans.

Le groupe, qui frôlé la faillite l’an dernier, a également annoncé mardi une perte nette de 545,35 milliards de yens (4,14 milliards d’euros) sur l’exercice fiscal 2012-2013.

Le plan sur trois ans annoncé par Sharp prévoit notamment un nouvel emprunt de 150 milliards de yens à des banques qui ont déjà volé au secours du groupe en octobre 2012.

Pour l’année qui vient de commencer et qui s’achèvera le 31 mars 2014, Sharp prévoit un bénéfice d’exploitation de 80 milliards de yens, un niveau supérieur aux 52,9 milliards qu’attendent en moyenne les analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S.

Sharp a fait état, au titre du précédent exercice, d’une perte d’exploitation de 146,27 milliards de yens. La perte nette de 545,35 milliards, plus importante que prévu, s’explique notamment par des dépréciations liées à la situation de surcapacités dans laquelle se retrouve le groupe depuis la fin des années 2000.

Ces surcapacités, la vigueur du yen lors des précédentes années et la vive concurrence des fabricants coréens et taïwanais ont plombé les résultats de Sharp ces dernières années, qui avait enregistré des bénéfices d’exploitation compris entre 100 et 200 milliards de yens entre 2003 et 2008.

Sharp a dit viser un bénéfice d’exploitation de 150 milliards de yens lors de l’exercice 2015-2016, confirmant ainsi ce qu’avaient dit à Reuters la semaine dernière des sources proches de la situation.

A la Bourse de Tokyo, Sharp a fini la séance de mardi en hausse de 4,94% à 531 yens – un plus haut de clôture de plus d’un an – avant l’annonce officielle de ses résultats, même si certains éléments du plan triennal avaient déjà filtré.

Le groupe japonais a échappé à la faillite en octobre grâce à des prêts d’urgence d’un montant total de 360 milliards de yens, accordés par des banques comme Mizuho Financial Group et Mitsubishi Financial Group.

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