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Sida: Les acteurs pour une gestion centrée sur la personne

Le Centre régional de recherche et de formation sur le VIH/sida (ANRS) du Sénégal, a tenu ses 13es Journées scientifiques. Les responsables dudit centre ont fait le plaidoyer pour une gestion intégrée plus rationnelle, centrée sur la personne

 

« Les résultats de recherche du site du Centre régional de recherche et de formation sur le VIH/sida (ANRS) du Sénégal, ont permis l’accès au traitement antirétroviral et la réduction significative de 90% du prix de la trithérapie en octobre 2000, faisant passer le traitement annuel des patients VIH de 1000 à 100 dollars US », déclare le président du conseil d’administration dudit centre, Dr Ibra Ndoye, à l’entame de son discours. Et de poursuivre: « Le site ANRS a également réalisé des acquis avec la prévalence du VIH de 22,5% chez les MSM et la 1ere étude sur les consommateurs de drogues injectables avec des prévalences respectives : VIH 5,2%, hépatite C 23,3% et hépatite B 7,9% ».

Il soutient que la situation internationale des financements de la santé, après de fortes augmentations dans la période 2000-2011, n’a connu aucune augmentation significative des financements internationaux et domestiques à la mesure de l’ambition d’atteinte des défis de l’ODD3 sur la santé. « Nous devons prendre en compte les bénéfices que peuvent apporter les soins de santé primaires, pour une gestion intégrée plus rationnelle de notre système de santé en priorisant le mode de gestion centrée sur la personne, promouvoir des stratégies innovantes efficientes, de gestion intégrée au niveau district et centre de santé impliquant les acteurs des secteurs public, communautaire et privé, centrées sur les personnes », martèle-t-il.

 

Selon le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, les recherches des sites ANRS contribuent à la couverture sanitaire universelle en Afrique de l’Ouest et du Centre, en facilitant l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable 3 sur le sida, les hépatites, la tuberculose, la mortalité maternelle et infantile, les maladies non transmissibles et les maladies émergentes. « Le site ANRS Sénégal et ses partenaires, dont le Programme national de Lutte contre le Sida, ont fortement contribué à l’accès des traitements antirétroviraux en Afrique pour avoir démontré en 1998 la faisabilité et l’efficacité des antirétroviraux en Afrique subsaharienne, pour avoir aussi élaboré les premiers protocoles de traitements pour les patients africains et auguré la gratuité des médicaments antirétroviraux en Afrique » dit le Ministre. A l’en croire, les recherches épidémiologiques sur les populations clés, réalisées sur le site, ont permis de démontrer l’importance de la prise en charge de ces patients dans les épidémies VIH de type concentré et dans les épidémies d’hépatites C et B. Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale souligne toutefois que l’atteinte des défis internationaux actuels, à savoir les trois 90 du VIH/sida, reste un défi majeur et urgent qu’il faut relever en rendant accessibles et disponibles le test, les traitements antirétroviraux et la charge virale dans toutes les régions. « Les hépatites également constituent une priorité de santé publique liée à la prévalence importante de l’hépatite B dans la population générale et de l’hépatite C chez les usagers de drogues injectables. L’accès et la disponibilité des traitements de l’hépatite C et de l’hépatite B pour toutes les populations qui en ont besoin demeurent une priorité », soutient-il.

 

 Ngoya NDIAYE

 

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