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Sida: Un taux de prévalence de 0,1% à Louga

La région de Louga de Louga affiche un taux de prévalence de 0,1%. Elle devient est la deuxième région la moins infectée après celle de Thiès. Mais les facteurs qui favorisent l’infection à Vih existent toujours dans la ville.

Louga est la deuxième région la moins infectée au Vih/Sida après celle de Thiès. Le taux de prévalence moyen de Louga tourne autour de 0,1%  par rapport à la moyenne nationale estimée à 0,5%, selon la dernière enquête démographique de santé EDSS 2017. «Il ne faut pas que l’on dorme sur nos lauriers. Il y a des facteurs de risques car nous sommes dans une région où le flux migratoire est très élevé et il y a des pratiques culturelles, notamment le lévirat et le sororat», selon Mme Gaye Awa Samb, coordonnatrice Sr de la Région médicale de Louga. En ce qui concerne la prise en charge des personnes vivant avec le Vih/Sida, Mme Gaye déclare que l’infection à Vih est une pandémie qui n’épargne aucune ville du monde. «Nous avons organisé il y a moins de deux semaines la réunion du Comité médical technique qui nous permet de voir quels sont les obstacles à une bonne prise en charge des personnes vivant avec le Vih. Les malades sont suivis et sont sous AR. Heureusement, ce sont des traitements gratuits. Il y a aussi l’appui des démembrements des autres ministères, avec la prise en charge psycho-sociale. Il y a aussi des malades réfractaires au personnel de santé. Mais, on le fait pour leur bien-être. Si on les laisse arrêter leur traitement, ils peuvent nous revenir à un stade beaucoup plus avancé. Et cela va être compliqué pour eux et pour nous », a-t-elle martelé. « Connais ton statut», est le thème de la journée mondiale 2018 du Sida. Ce premier pas dans la riposte est d’une grande importance car pouvant aider à atteindre les objectifs fixés par la stratégie des 3×90. Il s’agit en effet d’ici 2020 de dépister 90% de la population générale, de placer 90% de ces personnes sous administration d’antirétroviraux et d’arriver à une charge virale indétectable chez 90% de ces personnes. Le Sénégal n’a pas encore atteint cet objectif car «29% des personnes ne connaissent pas leur statut » ; comme l’a déclaré Dr Safiétou Thiam, la Secrétaire exécutive du Cnls. Or, l’étape du dépistage est la porte d’entrée des 3×90, car permettant la prise en charge immédiate. Du coup, des innovations sont en cours comme l’autotest lancé par l’ANCS ou la démédicalisation qui a commencé dans presque tout le pays. Ce dernier procédé permet au personnel non médical de procéder au test de dépistage ou de suivre l’administration des ARV.

 

Sidy THIAM

 

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